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Peter Stastny passe le flambeau à son fils

Stastny
Photo courtoisie, Reynald Brière Paul (à gauche) et son frère Yan (à droite) font la fierté de leurs parents, Darina et Peter Stastny.

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« C’est le Vendredi saint, c’est sans doute pour ça que tu m’appelles. » La voix de Peter Stastny éclate de rire à Bratislava. 

Il n’y a qu’un seul vrai Vendredi saint dans l’histoire du Québec. Celui de 1984 quand les Nordiques et le Canadien se sont battus comme des chiens enragés en fin de deuxième période avant de retourner sur la patinoire en troisième pour entamer un autre combat Royal Rumble.

Peter Stastny avait eu le nez fracturé par un coup de poing de Mario Tremblay. Entre la deuxième et la troisième, Stastny avait demandé au docteur Claude Clément, du Canadien, de lui réparer le nez.

« J’avais dit à Peter qu’il devrait aller à l’hôpital puisqu’il souffrait d’une fracture. Il m’a dit qu’il voulait retourner au jeu. Je lui ai conseillé de serrer très fort les bords du lit et de prendre une grande respiration, puis j’ai entré deux doigts dans ses narines et je lui ai fait un signe. J’ai tiré un bon coup. Ça a fait crac... », de raconter le doc Clément lors d’une entrevue pour une série documentaire.

FINI LES BAGARRES GÉNÉRALES

Peter rit en se rappelant un de ces moments fous de la rivalité entre les Nordiques et le Canadien. Le pire, c’est qu’il avait été expulsé du match et qu’on ne l’avait pas prévenu.

« Mais cela a changé l’histoire du hockey. La Ligue nationale a pris les moyens et les dispositions pour empêcher toutes ces batailles générales où on vidait les bancs. Cela aura servi à quelque chose », de dire le grand Stastny.

Mais Peter avait d’autres raisons d’être souriant. Son fils Paul a disputé un 978e match dans la Ligue nationale. Il devançait les 977 rencontres disputées par le paternel.

D’ailleurs, Paul a été très humble en soulignant avant d’égaler cette marque que ce serait sans doute le seul record de son père qu’il battrait dans sa carrière. Et preuve que l’ancien capitaine garde en lui l’esprit de compétition, il a précisé : « Faut dire que j’avais déjà 24 ans quand je me suis enfui avec mon frère Anton pour jouer avec les Nordiques. Sinon, j’aurais largement dépassé les 1000 matchs », de dire Peter.

Peter Stastny en était venu aux coups avec Mario Tremblay, lors du fameux match du Vendredi saint de 1984. Le joueur étoile des Nordiques avait subi une fracture du nez.
Photo d’archives
Peter Stastny en était venu aux coups avec Mario Tremblay, lors du fameux match du Vendredi saint de 1984. Le joueur étoile des Nordiques avait subi une fracture du nez.

LA DYNASTIE DES STASTNY

Mais le père n’essaie même pas de camoufler sa fierté.

« Je suis profondément heureux et très fier de la carrière de Paul et de son frère [Yan]. Il m’a appelé après avoir battu mon record et je lui ai dit comment j’étais heureux pour lui. Et j’ai ajouté que la dynastie des Stastny était maintenant entre ses mains. Que j’avais passé le flambeau », dit-il.

Habituellement, Peter arrive à la fin d’avril à St. Louis dans le Missouri, où sa femme Darina passe l’hiver pendant que lui remplit son mandat de député européen pour la Slovaquie à Bruxelles. Mais cette année, ça va aller au mois de juin. La pandémie règne comme une faucheuse présentement en Slovaquie.

« La COVID-19 ne fait pas de discrimination. Il y a quelques mois, la Slovaquie n’avait pas un seul cas mortel quotidien de COVID dans le pays. Pas un, zéro. Et soudain, ça s’est mis à flamber et ces temps-ci, on compte presque 100 morts par jour. C’est terrible », de dire Stastny.

La population de la Slovaquie est de 5,4 millions d’habitants.

Confusion et incompétence

Le gala qu’avait préparé Eye of The Tiger Management (EOTTM) pour le 17 avril est reporté. Peut-être annulé.

« Si c’est possible, nous allons offrir une grande soirée le 8 ou le 15 mai. Mais je n’en reviens pas de la confusion et de l’incompétence des fonctionnaires de trois ministères ou organismes du gouvernement canadien », fulminait hier Camille Estephan.

Lui et les trois avocats embauchés au dossier pensaient avoir tout réglé. Visa et permis de travail, immigration, Santé Canada, les Services frontaliers et même Patrimoine Canada semblaient avoir accordé tous les permis nécessaires.

COINCÉS À L’AÉROPORT

Pourtant, jeudi, Ronnie Landeta a été coincé à l’aéroport de Francfort en route pour Montréal tandis qu’Artem Oganesyan était bloqué à Charles-de-Gaulle à Paris. La liasse de documents et de permis n’était pas encore suffisante. Les avocats d’EOTTM et les hauts fonctionnaires du fédéral ont tenté de démêler le tout, mais en fin d’après-midi, Estephan s’est fait dire par Patrimoine Canada que la lettre manquante prendrait une semaine à lui parvenir.

Une semaine ? Quand est-ce que Steven Guilbeault, le ministre de Patrimoine canadien, a réglé un problème en une semaine dans toute sa carrière ? 

LE CANADA : 60E AU MONDE

Estephan tentait de contenir sa colère. Le matin, il avait lu dans Le Journal en page 4, que le Canada était 60e au monde dans la vaccination, derrière de nombreux pays qui ne sont pas membres du G50... si ça existe. 

Cet épouvantable retard a des incidences directes sur tous les aspects de la vie au pays : « Les Rangers du Texas vont jouer devant près de 50 000 personnes à leur match inaugural. En fait, et c’est triste, j’aurais pu présenter ce gala aux États-Unis et ça m’aurait coûté moins cher », de conclure Estephan.