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Ryan Poehling: un pas en arrière pour une longue carrière

Ryan Poehling: un pas en arrière pour une longue carrière
Photo d'archives Martin Chevalier

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Au début du mois d’avril 2019, au Centre Bell, l’attaquant Ryan Poehling vivait une soirée magique, inscrivant un tour du chapeau lors de son premier match en carrière dans la Ligue nationale de hockey, avant de trancher lors des tirs de barrage. Deux ans plus tard, Poehling poursuit son apprentissage dans la Ligue américaine, avec le Rocket de Laval.

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«Ç’a définitivement été une aventure en montagnes russes pour moi, mais je pense que si tu vas directement au sommet, il y a des gars pour qui ça fonctionne, mais chacun a son propre tracé, confiait-il plus tôt cette semaine, lors d’une généreuse vidéoconférence avec les médias. Pour moi, ça passait par ici [avec le Rocket], car il y avait des détails dans mon jeu qui manquaient. Le but est d’apprendre pour atteindre la LNH, pas seulement pour quelques années, mais pour avoir une longue carrière.

«Je franchis présentement une belle étape et je joue bien dernièrement, en espérant que ça se poursuive lorsque j’aurai à nouveau la chance de jouer dans la LNH, à un moment donné», a-t-il poursuivi.

Poehling a ajouté 27 autres matchs d’expérience avec le Canadien lors de la saison 2019-2020, étant alors limité à deux petits points. Malgré une récolte de 16 points en 21 rencontres avec le Rocket cette saison, l'attaquant américain devine par ailleurs qu’un rappel pour jouer avec le grand club serait étonnant d’ici la fin de la présente campagne, surtout depuis l’acquisition du vétéran joueur de centre Eric Staal.

«Je ne pense pas trop à ça, il faut compétitionner avec soi-même pour devenir le meilleur joueur que tu peux être, a résumé le joueur de 22 ans, avec sagesse. C’est là-dessus que je me concentre, et nous avons une bonne équipe ici [à Laval]. Faire de mon mieux dans la Ligue américaine, c’est ce que je peux faire pour prouver qui je suis comme joueur.»

Apprendre à devenir pro

L’entraîneur-chef du Rocket, Joël Bouchard, aime ce qu’il voit de Poehling, notant qu’il a beaucoup appris au cours des deux dernières années, soit depuis le fameux match du 6 avril 2019 contre les Maple Leafs de Toronto.

«On aime le joueur, il a été repêché en fin de première ronde [25e au repêchage de 2017, NDLR] par le Canadien, et il a eu une rencontre extraordinaire à son premier match, s’est à son tour souvenu Bouchard. C’était magique de voir ce match-là. Même pour moi, comme partisan, c’était un beau moment. Mais la réalité, c’est que les gars doivent apprendre à devenir des pros.»

«J’ai pris les choses au sérieux l’été dernier, et je me suis concentré sur les bonnes choses à faire à l’extérieur de la patinoire, a complété Poehling. Je suis devenu plus fort et plus rapide, et ça aide mon jeu. Je fais attention aux petits détails et je gagne mes batailles, ce qui m’aide à générer de l’offensive. Je montre également plus de constance et ça paie.»

Trouver la bonne recette

Aux yeux de Bouchard, Poehling est désormais un joueur plus complet, mais aussi un meilleur athlète.

«On s’entend que le succès de Ryan ne passera pas purement par l’offensive, comme on a vu à son premier match, à grands coups de trois ou quatre buts par match, a noté l’entraîneur. C’est un gars qui, dans son cheminement sur la glace et à l’extérieur, est beaucoup plus sûr de lui. Il a moins de doutes dans son jeu. Il commence à trouver la recette de son succès. Il pense moins, il joue plus, il est plus en ligne directe, il est plus engagé.»