/sports/hockey/canadien
Navigation

Eric Staal: «Un talent spécial»

Eric Staal: «Un talent spécial»
Geoff Burke-USA TODAY Sports

Coup d'oeil sur cet article

Marco Scandella a côtoyé Eric Staal avec le Wild du Minnesota, en 2016-2017. Le défenseur montréalais, lui-même acquis des misérables Sabres de Buffalo par le Canadien de Montréal l’an dernier, croit non seulement que la plus récente prise du directeur général Marc Bergevin se plaira avec le CH, mais que ses coéquipiers apprécieront ce qu’il offrira sur la glace.

D’ailleurs, l’arrière des Blues de St. Louis n’a pas été surpris d’apprendre que le nouveau venu a identifié le Centre Bell comme étant son amphithéâtre préféré, ce qui laisse entrevoir de belles choses.

«Des gars de cette taille qui patinent comme lui, tu n’en vois pas. Il vole sur la glace pour un gars qui possède un grand gabarit, note-t-il. Il veut tout le temps créer une occasion de marquer. Avec son coup de patin, il aime beaucoup transporter la rondelle. Il la veut constamment sur son bâton et il ouvre le jeu.»

«Il transporte l’attaque à lui seul.»

Solide en défense aussi

Mais les habiletés de Staal ne se limitent pas qu’à l’attaque. Celui qui a connu un taux d’efficacité de 48% dans le cercle des mises au jeu et récolté trois de ses 10 points sur les unités spéciales a aussi provoqué 1,2 revirement par rencontre.

«Il a une longue portée avec son bâton, et les gens ne réalisent pas à quel point il est bon défensivement. J’avais beaucoup de respect pour lui. Il est un leader tranquille, mais tout le monde l’aime dans un vestiaire. C’est le type de gars que tu veux dans ton équipe.»

«Il se présente tous les soirs. Il a été bon sur toutes les équipes dont il a fait partie; même que je ne l’ai jamais vu prendre une soirée de congé [off night].»

Pour un défenseur, affronter un joueur muni d’un tel bagage est un cauchemar. Scandella en a été témoin tant dans les matchs contre les Hurricanes de la Caroline que pendant les entraînements, lorsqu’ils étaient dans le même giron au Minnesota.

«Il veut toujours la rondelle, insiste-t-il. Il cherche la sortie au centre en accélérant. Il faut que tu respectes sa vitesse. Parce qu’il est grand et fort; s’il te déjoue, il va t’amener vers l’extérieur.»

«Son tir est un atout. Il trouve toujours des façons de marquer. C’est un joueur sournois [sneaky] et il peut produire. Moi, je n’accorderais pas d’importance à ses statistiques à Buffalo.

«C’est un bon passeur, il a une longue portée et il a tout le package pour dominer, même à 36 ans.»

Apprendre de Brind'Amour

Bergevin a justifié la transaction en affirmant que sa ligne de centre est relativement jeune et inexpérimentée, avec les Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi et Jake Evans, lequel pourrait écoper dès lundi.

Un jeune a tout à gagner en épiant un joueur comme Staal, tant dans le cercle des mises au jeu qu’en gymnase. En janvier 2010, l’attaquant québécois Jérôme Samson a été rappelé par les Hurricanes de la Caroline, avec lesquels il a vécu son baptême dans la LNH.

L'ancien attaquant dit avoir été impressionné par la façon dont le futur capitaine se comportait, et qu’il laissait transpirer «son désir de gagner» à tout moment.

«Dans le vestiaire, il prenait sa place. Son casier était à côté de celui de Rod Brind'Amour. C’était sûr qu’il allait devenir capitaine un jour ou l’autre», a-t-il expliqué.

«C’est le genre d’individu autour duquel tu peux bâtir [une unité]. Il est plus vieux, et son meilleur hockey est derrière lui, mais il est tellement grand, avec une longue portée, que tu as l’impression qu’il ne va pas vite.»

«Mais une enjambée pour lui, ç’en était deux pour moi!»

Un mentor pour les jeunes

Lorsque Kirk Muller a pris les rênes des Hurricanes en 2011-2012, il a promu Samson sur le trio de Staal et l’a inséré sur la première vague de l’attaque massive «pour une quinzaine de matchs». Il est ravi que le CH ait fait son acquisition.

«Quand le CH a conclu l’échange, je me suis dit que c’était une excellente décision. Même s’il n’est plus dans la fleur de l’âge, le CH n’a pas de joueurs de sa trempe. Il ne va pas se battre, mais il ne s’en laissera pas imposer.»

Or, les Suzuki, Kotkaniemi et Evans pourraient bénéficier d’un tel mentor, croit Samson.

«Dans une équipe, si tu n’as pas quelqu’un qui te pousse dans le dos, c’est facile de manquer cet effort qui te permet de te surpasser, dit-il. Si un joueur n’est pas à la hauteur, quelqu’un d’autre va prendre sa place. Corey Perry, c’est un gros gars. Il ne joue pas 20 minutes, mais il te démontre ce que ça prend pour jouer de façon régulière.»

«Tu dois faire de la gym après les matchs et après les entraînements. Être un joueur professionnel, c’est un mode de vie. Ce n’est pas un travail de 10 à midi. Ça exige beaucoup de temps. Tu joues 82 matchs dans une saison, mais tu n’es pas juste là deux heures.»

Si le plan se passe comme prévu, Staal fera ses débuts dès lundi soir avec le Canadien. Il serait alors en quête de son premier but depuis le 30 janvier dernier.