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La pandémie n’arrête pas une octogénaire motivée

GEN - YOLANDE CHARTIER COURTIÈRE IMMOBILIÈRE
Photo Martin Alarie Yolande Chartier, 82 ans, s’est découvert une passion pour le courtage immobilier lors d’un changement de carrière dans la quarantaine. La COVID ne l’a pas arrêtée.

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Une infatigable courtière en immobilier de 82 ans a gardé le moral pendant la pandémie en travaillant à temps plein, même pendant le premier confinement.

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« C’est bon, autant pour ma santé physique que mentale. Monter et descendre des marches, ça fait du bien à mon dos ! » s’exclame Yolande Chartier, qui habite l’arrondissement de Lachine, à Montréal. 

Depuis mars dernier, la pimpante octogénaire n’a pas chômé. 

Elle a poursuivi ses activités professionnelles, alors même que les 70 ans et plus étaient strictement cloîtrés à leur domicile entre la mi-mars et le début mai. 

« J’ai réussi à louer des logements par internet avec les outils et les vieilles photos que j’avais », se rappelle-t-elle en riant. 

À risque

Considérée comme susceptible de subir des complications de la COVID-19 en raison de son âge, Mme Chartier ne lésine pas sur les mesures de protection depuis qu’elle a repris les visites en personne. 

« J’ai les mains comme du papier sablé tellement je les lave ! Je ne dis pas que je suis à l’abri, mais je fais attention et je n’ai jamais eu peur [du virus]. »

Privée de ses nombreuses sorties, elle a concentré ses énergies sur le travail et a conclu une vingtaine de transactions en vente et en location depuis mars. 

Le courtage immobilier est une passion qu’elle a découverte sur le tard. Après un divorce dans la quarantaine, elle a réorienté sa carrière et n’a jamais regretté sa décision. 

« J’aime le monde, je suis placoteuse... J’ai besoin de bouger et d’être sur la route », résume l’une des plus vieilles courtières de RE/MAX au Québec. 

Télétravail et webinaires

Malgré tout, la pandémie a ébranlé son quotidien. Mme Chartier s’ennuie de ses nombreux voyages avec ses petits-enfants et ressent une légère baisse de motivation. 

« Je prends des webinaires, mais je n’aime pas ça, c’est mieux en personne », juge l’aînée, qui continue à suivre des cours de perfectionnement.

Quoi qu’il en soit, il est hors de question pour elle d’envisager la retraite pour l’instant, surtout dans le marché actuel, en pleine ébullition à Montréal. 

« C’est motivant, et l’important, c’est de s’amuser », conclut-elle.