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Le temps des sucres en pleine ébullition dans la capitale

Les acériculteurs québécois ne s’attendent toutefois pas à une année record

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Les chaudières se remplissent vite et l’eau d’érable bout à plein régime à la Ferme Alain Plante, à Saint-Laurent-de-l’Ile-d’Orléans, où l’on aperçoit Patrick Plante, copropriétaire, mettre la main à la pâte.

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Après avoir connu une année record en 2020, la saison des sucres, qui bat son plein dans plusieurs régions du Québec, ne devrait toutefois pas passer à l’histoire.

«À date, ça va bien. D’une année à l’autre, ce n’est jamais pareil. L’année passée, c’était extraordinaire. Cette année, c’est bien parti, mais dame Nature nous réserve peut-être des surprises», a affirmé Johanne Gagné de l’Érablière Luc & Jo, dans Portneuf. 

Dans l’ensemble du Québec, la saison des sucres s’étend sur une dizaine de semaines. Le milieu de la période des sucres se situe normalement vers le 8 ou 9 avril. «Dans les régions à l’ouest du Québec, la récolte semble plus faible que la moyenne, mais il y a tellement peu d’entailles dans l’ouest par rapport à l’est que ça pourrait être marginal au total», a expliqué Simon Trépanier, directeur général des Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ).

Selon M. Trépanier, on retrouve pas moins de 700 producteurs dans le Bas-Saint-Laurent.

Les acériculteurs de l’est du Québec, y compris ceux de la Capitale-Nationale, pourraient encore venir faire pencher la balance vers une bonne saison. 

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Photo Stevens LeBlanc

Bilan définitif plus tard

«C’est beaucoup trop tôt pour se prononcer. Si au total, dans une année, il y a 20 à 25 jours de coulée, ça va être une production somme toute assez moyenne. Si la production passe à 30 ou 35 jours de coulée, on commence à parler d’une bonne récolte», a-t-il poursuivi. 

Habituellement, l’eau d’érable se met à couler d’ouest en est, mais, cette année, le scénario ne s’est pas passé tout à fait de cette façon. «C’est parti partout en même temps et ça se poursuit», a ajouté de son côté Hélène Normandin, directrice des communications pour les PPAQ.

Ce n’est pas tant la quantité de neige qui est tombée au cours de l’hiver qui influence la quantité d’eau d’érable que la variation des températures, dit-elle. L’an dernier, la période de gel et de dégel s’est poursuivie jusque tard dans la saison, ce qui a permis de battre des records avec 175 millions de livres produites. 

«On ne sait jamais avant la fin de la saison. Je ne penserais pas qu’on se dirige vers une année record cette année. Ça va peut-être être une année moyenne, d’après ce qu’on a vu jusqu’à présent», a-t-elle ajouté. 

Dame nature

La température des derniers jours a été favorable pour les acériculteurs de la région de Québec, selon Patrick Plante, copropriétaire de la Ferme Alain Plante, à Saint-Laurent, sur l’île d’Orléans. 

«On s’aligne pour une bonne semaine. La température est de notre côté pour avoir un bon rendement. On pensait que ça finirait tôt vu qu’il n’y a pas eu beaucoup de neige, mais finalement, on est en avance sur l’an passé. Ça va être bon pour encore un petit bout», a-t-il affirmé. 

L’an dernier a été exceptionnel, au dire de Simon Trépanier, avec une augmentation des ventes de 15 % et des exportations de 25 %.