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«Montréal c’est le Saint Graal» - Marco Scandella

Marco Saandella
AFP Marco Saandella

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Même si Marco Scandella se plait dans son rôle avec les Blues de St. Louis, on sent que l’émerveillement est toujours aussi présent lorsqu’on lui parle de son passage avec le Canadien de Montréal.

«Pour moi, Montréal c’est le Saint Graal! Toutes les émotions que j’ai vécues au Centre Bell, c’est indescriptible», a-t-il raconté dans un entretien téléphonique avec le TVASports.ca.

«C’est une pression agréable. Tu ne veux pas décevoir!»

Acquis des Sabres de Buffalo le 2 janvier 2020 en retour d’un choix de quatrième tour au repêchage, l’arrière originaire du quartier Notre-Dame-de-Grâce n’a disputé que 20 matchs dans le mythique maillot bleu-blanc-rouge avant d’être transféré dans le Missouri.

Il avoue se souvenir à peine de son passage au bercail. Pas parce qu’il ne savourait pas le moment, mais bien parce que l’expérience était à ce point irréelle pour lui.

«Les 10 parties à domicile, c’était tellement excitant. C’était comme un flash! On dit que le temps passe rapidement quand tu t’amuses. Montréal, c’était ça. Mes souvenirs sont vagues tellement ç’a passé vite. J’ai eu trop de plaisir!»

«Une année étrange»

Au moment où Marc Bergevin a décidé de se départir de Scandella, le club était presque assuré de rater les séries. Avoir su que son équipe ferait partie des 24 formations à revenir au jeu, peut-être aurait-il goûté au hockey des éliminatoires avec le CH, sans spectateurs, dans la «bulle» de Toronto.

«Je ne peux imaginer vivre l’expérience des séries avec des partisans dans les gradins, admet-il. Juste d’avoir porté l’uniforme, c’est quelque chose en soi. Peut-être qu’un jour je serai de retour, on ne sait jamais!»

Le destin de Marco Scandella ressemble drôlement à celui de son oncle, Sergio Momesso, qui est lui aussi passé du CH aux Blues dans une transaction en 1988. Celui qui est aujourd’hui analyste des matchs des Canadiens à la radio avait participé à la 23e conquête des «Glorieux» deux ans plus tôt.

Inutile d'expliquer que la Sainte-Flanelle, c'est sacré dans la famille.

«Si j’avais joué en séries, je ne sais pas ce qui serait arrivé. Ç’a toujours été mon rêve de jouer à Montréal. Mon oncle l’a fait et il a gagné la coupe. C’était une fierté d’y jouer aussi. C’était le rêve ultime pour moi», explique celui qui a paraphé une prolongation de contrat de quatre ans avant les dernières séries.

«C’était une année étrange, explique-t-il. J’ai été échangé et je pouvais devenir joueur autonome. Je ne savais pas ce que j’allais faire.»

La bonne décision

Avec le recul, il dit avoir pris la bonne décision. Il a la confiance de son entraîneur-chef, Craig Berube, qui l'utilise en moyenne 19 min 47s par match.

«C’est un bon "fit" pour moi à St. Louis, affirme-t-il. Ils me confient des responsabilités contre les gros trios ("shutdown role"). Je joue le meilleur hockey de ma carrière ici. J’aime la section dans laquelle nous évoluons aussi, comme quand j’évoluais au Minnesota.»

«L’organisation mise sur une équipe compétitive. Je sentais que j’atteignais le pic de ma carrière et je veux gagner une coupe. Les Blues m’aideront peut-être à atteindre l’objectif. Si tu ne joues pas pour gagner la coupe, tu n’es pas dans le bon domaine!»

En 29 matchs, Scandella a récolté cinq points. Les Blues ont récemment glissé au cinquième rang du classement de l'Ouest avec un rendement de 2-7-1 à leurs 10 dernières sorties.