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Pénurie de places en garderie: un mouvement citoyen propose des solutions

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Alors que le Québec traverse une pénurie de main-d’œuvre, des milliers de parents se voient dans l'impossibilité d'aller travailler, à cause d'une autre pénurie: celle des places en garderie.

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Un mouvement citoyen propose des pistes de solution, et compte bien se faire entendre par le gouvernement.

Beaucoup de détresse dans les familles

«Moi, je reçois des témoignages par centaines, des gens qui sont même séparés de leur enfant, parce qu'ils n'ont pas de place, donc ils n'ont pas le choix de travailler et là, ce sont les grands-parents qui gardent, les grands-parents qui avaient d'autres plans pour leur retraite et qui, des fois, sont dans une autre région, donc il y a des mamans qui m'écrivent, qui ne voient pas leurs enfants de toute la semaine, qui les voient seulement les fins de semaine, parce qu'elles n'ont pas d'autres options. C'est vraiment dramatique, ce qui se passe, au plan humanitaire, présentement», affirme Myriam Lapointe-Gagnon, porte-parole du mouvement «Ma place au travail».

  • Écoutez l'entrevue de Myriam Lapointe-Gagnon avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Pistes de solution

Dans une lettre envoyée à plusieurs députés provinciaux en début de semaine, les parents déplorent les mesures insuffisantes dans le dernier budget pour résorber la situation et proposent des pistes de solution.

«Actuellement, les milieux familiaux ont leurs enfants qui comptent dans les ratios. Donc, si, par exemple, une femme qui a un milieu familial, a un enfant de 5 ans et un enfant de 7 ans qui vont à l'école, c'est comme si ça compte pour deux places dans un ratio de six. Ça, ça pourrait être quelque chose de super simple qui débloque des places partout au Québec. On a la création de projets pilotes qui pourraient se faire pour la création de places subventionnées en CPE dans toutes les régions du Québec qui sont gravement touchées», explique Myriam Lapointe-Gagnon.

Et les parents n'ont pas fini de se faire entendre. La porte-parole du mouvement créé le 17 mars dernier prévoit d'autres mobilisations dans les prochains jours et les prochaines semaines, pour continuer de mettre de la pression sur le gouvernement.