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Restaurateurs au désespoir

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Même si nous souffrons tous de la situation à Québec, ma première pensée, lors de l’annonce de ce reconfinement, est allée aux restaurateurs, dont plusieurs ne se relèveront pas de cette année cauchemardesque.

Les repas au restaurant occupent une place importante dans la vie de bien des Québécois. On s’y retrouve en famille, entre amis, on y profite de la bonne chère et de la vie. 

Or, les restaurants, depuis plus d’un an, subissent un vrai calvaire, auquel les variants de la COVID viennent d’ajouter un chapitre. 

« Si vous vous dites que c’est pas si pire, c’est que vous ne réalisez pas le travail énorme requis pour le redémarrage – inventaires périssables, employés et j’en passe... », écrivait sur Facebook cette semaine Dominique Brown, président des Chocolats Favoris, s’adressant à ses collègues restaurateurs de Québec, à qui il a souhaité bon courage. 

Congé de Pâques 

Les restaurateurs n’auront même pas eu le temps d’opérer un mois et doivent à nouveau fermer leurs portes, avec toutes les conséquences que cela sous-tend. Déjà aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre, ils ont dû recruter et former de nouveaux employés, et doivent maintenant congédier la plupart d’entre eux. 

Pour la fin de semaine de Pâques, les carnets de réservation étaient remplis autant que le permettaient les règles sanitaires à respecter. Encore une fois, tout tombe à l’eau et il faut recommencer, s’adapter de nouveau et se casser la tête alors qu’on n’en peut plus. 

Speed dating

Le plus dommage, c’est qu’on n’a pas l’impression que les éclosions proviennent des restaurants. Le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, parlait cette semaine de speed dating dans des salles à manger.  

Encore une fois, ce sont les propriétaires qui respectent les règles qui paient pour les irresponsables.  

Nous serons nombreux à continuer de les encourager avec la formule pour emporter, en nous croisant les doigts pour leur survie.