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Ducharme: «Je suis content pour lui»

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Lorsqu’on a vu les Oilers prendre les devants en fin de première période et accentuer leur avance à la toute fin du second engagement, on ne donnait plus cher de la peau du Canadien.

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Non pas que les hommes de Dominique Ducharme connaissaient un mauvais match. Loin de là. Mais d’un côté, on avait les Oilers pratiquement invincibles lorsqu’ils mènent après 40 minutes de jeu (16-1-1, avant lundi). De l’autre, le Tricolore, grandement diminué lorsqu’il concède le premier but (1-6-5).

La loi de la moyenne aura finalement penché en faveur du Tricolore.

« On a effectué des retours à quelques reprises. Il est arrivé qu’on égale la marque sans réussir à aller chercher la victoire en prolongation. Ça laisse un goût amer, a rappelé l’entraîneur-chef du Canadien. Ce soir [lundi], on a effectué un beau retour en troisième période. Je crois qu’on la méritait [la victoire]. »

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Des fleurs à staal

Curieux hasard, il a fallu la contribution d’un nouveau venu, Eric Staal, pour secouer la guigne qui affectait les Montréalais en prolongation depuis le début de la campagne.

« J’ai adoré son match. Marquer en prolongation à son premier match, c’est difficile de connaître un meilleur départ. Je suis content de la victoire, je suis content pour lui. Je suis content qu’il ait pu faire une entrée comme celle-là », a lancé Ducharme. 

Il n’y a pas qu’avec son but que Staal a contribué à la victoire. Son impressionnant pourcentage d’efficacité dans le cercle des mises en jeu (77,8 %, 14 en 18) a grandement contribué à empêcher les dangereux Connor McDavid et Leon Draisaitl de posséder la rondelle trop longtemps.

De plus, il a été solide défensivement, malgré un nouveau système de jeu à assimiler.

« C’est un pro. Il a joué plus de 1200 matchs dans la LNH. Les gars d’expérience comme lui sont capables de s’adapter rapidement. On l’a vu ce soir [lundi]. Il a bien réagi dans les différentes situations. Il faisait de bonnes lectures », a souligné Ducharme.

Le poignet de Drouin

Par ailleurs, la production de Jonathan Drouin commence à en inquiéter plusieurs. L’attaquant de 26 ans a beau s’être fait complice de 19 buts, être plus impliqué en récupération de rondelle et être plus conscient de sa défense (même s’il a erré sur le premier but des Oilers), sa récolte de deux buts seulement fait jaser.

« C’est certain que deux buts, ce n’est pas assez, a reconnu le principal intéressé en matinée. C’est une question de temps. Je préfère ne pas trop y penser. »

Pour espérer secouer les cordages, il faudra que Drouin tire davantage au filet. Même s’il est avant tout un fabricant de jeu. À ce propos, il a souligné que l’opération au poignet gauche qu’il a subie en novembre 2019 le handicape peut-être encore un peu.

« Je n’ai pas le poignet que j’avais avant. Je ne ressens pas de douleur, mais je ne suis pas revenu au lancer que j’avais avant », a-t-il indiqué.

« Mais ce n’est pas une excuse pour avoir seulement marqué deux buts », a-t-il pris soin d’ajouter.