/news/politics
Navigation

Le PQ veut que les enfants de résidents temporaires étudient en français

Paul St-Pierre Plamondon
Photo d'archives Paul St-Pierre Plamondon. Chef du PQ

Coup d'oeil sur cet article

Le Parti québécois (PQ) souhaite colmater une brèche dans la loi 101 qui permet aux enfants de résidents temporaires d’aller à l’école en anglais.

Cette disposition avait été conçue pour des enfants de diplomates, à l’origine, rappelle le chef de la formation politique, Paul St-Pierre Plamondon.

« Ce qu’on voit avec la mondialisation, c’est que la main-d’œuvre est devenue de plus en plus mobile partout dans le monde et le phénomène de l’immigration temporaire est devenu très important au Québec », poursuit-il. 

« Le nombre de détenteurs de permis de séjour temporaires a triplé depuis une décennie, pour atteindre quelque 150 000 personnes, précise M. St-Pierre Plamondon. 

« En 10 ans, le nombre d’élèves à statut temporaire qui sont inscrits dans les écoles primaires et secondaires en anglais suivant cette exception a doublé », passant de 2010 élèves en 2010 à 4428 élèves en 2019. 

Changement de principe

Or, certains résidents temporaires peuvent ensuite devenir des résidents permanents, souligne-t-il, et les enfants fréquentant l’école en anglais risquent alors d’être scolarisés dans la langue de Shakespeare.  

Actuellement, « le principe de la loi, c’est qu’on peut envoyer dans toute circonstance ces enfants à l’école anglaise lorsqu’on a le statut d’immigrant temporaire », résume M. St-Pierre Plamondon. 

« Ce que je propose, c’est qu’on change le principe, c’est-à-dire que la loi 101 s’applique aux enfants des gens qui viennent sur une base non permanente travailler au Québec », suggère-t-il, ajoutant que des exceptions pourraient être étudiées au cas par cas.  

Un plan justifiable

À ses yeux, il est justifiable de vouloir scolariser les enfants en français, même s’ils sont seulement de passage au Québec. 

« Si ma famille prend la décision d’immigrer en Allemagne, au Brésil, au Danemark l’an prochain, je m’attends à juste titre que mes enfants aient à s’adapter à un système scolaire dans la langue nationale », illustre-t-il.  

Le gouvernement de François Legault a déjà manifesté son intention de renforcer la Charte de la langue française en déposant un projet de loi ce printemps. Fatigué d’attendre cette réforme promise et repoussée plusieurs fois, le PQ déposera sous peu son propre projet législatif pour réviser la loi 101.