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«Annuler un gala coûte très cher à l’économie québécoise»

Boxe
Photo d'archives, Alexandre D’Astous David Lemieux et Simon Kean

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Les amateurs de boxe avaient encerclé la date du 17 avril prochain depuis un bon moment déjà. Ce jour-là, David Lemieux et Simon Kean devaient se battre au Centre Vidéotron dans le cadre d’un gala organisé par Eye of the Tiger Management (EOTTM), mais comme ça arrive trop souvent depuis un an, un adversaire invisible nommé COVID-19 est venu brouiller les cartes.

En fait, le virus lui-même n’a pas infiltré l’événement. C’est plutôt une série de malentendus liés à celui-ci qui a tout bousillé, engendrant la récente annulation du gala. Camille Estephan, le promoteur d’EOTTM, était l’invité d’Andy Mailly-Pressoir, mardi matin, au balado «La Dose». Il a bien voulu revenir sur les événements des derniers jours.

«Il y a quelques jours, notre directrice des opérations m’a téléphoné pour me dire que l’adversaire de David Lemieux était pris en Allemagne. La compagnie d’aviation n’a jamais voulu le laisser prendre la route du Canada, même s’il avait un permis de travail délivré par le gouvernement canadien. Mais je ne peux blâmer personne dans cette histoire-là. Les règles changent tellement souvent... On a aussi eu le même problème avec l’adversaire d’Artem Oganesyan.»

Bon joueur, Estephan n’a pas voulu tomber dans le jeu des accusations personnelles et des remontrances. On le comprend. N’empêche, annuler un gala à quelques jours de sa date prévue n’a rien de positif pour le promoteur... ni pour le Québec, allègue-t-il.

«Les billets d’avion, les chambres d’hôtel de certains boxeurs, l’affichage, les nombreuses publicités... tout est perdu. Le gala aurait aussi généré des revenus de plus de 350 000 $. Cet argent-là, en partie, aurait servi la cause des hôtels québécois, des réseaux de télévision et du Centre Vidéotron. Les boxeurs auraient aussi dépensé leur bourse au Québec. Cet argent-là constitue leur paie, après tout! Annuler un gala de ce genre coûte très cher à l’économie québécoise.»

«On avait déjà beaucoup de ventes avec la télévision nationale. David Lemieux en finale, Simon Kean l’olympien... 13 ou 14 chaînes de télévision nationale avaient acheté l’événement. La France, la Pologne et le Kazakhstan étaient notamment impliqués.»

Un futur incertain

Mardi soir, le premier ministre François Legault tiendra un point de presse à 17 h, une heure à laquelle il a pris l’habitude, depuis plusieurs mois, d’ajuster les mesures sanitaires déjà en place.

Avec la récente montée des cas et l’arrivée des variants du virus au Québec, on se doute bien que l’annonce risque de ne pas pencher vers un relâchement des consignes, bien au contraire.

Comment Estephan voit-il la suite pour ses boxeurs?

«Ils doivent se battre! Artem Oganesyan se battra d’ailleurs en Russie prochainement. On va faire un petit gala qu’on l’on présentera aux gens d’ici via le web. David Lemieux pourrait devoir se rendre aux États-Unis, tout comme Simon Kean et Erik Bazinyan.»