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Québec veut «une solution québécoise» pour Transat

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Québec pourrait devenir actionnaire minoritaire de Transat, a soutenu mardi le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.

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« Il est clair que nous préférons une solution québécoise », a déclaré M. Fitzgibbon lors d’une conférence de presse portant sur un autre sujet.

Vendredi, Air Canada a mis fin à son projet d’acquérir Transat pour 190 M$ en raison de la fin de non-recevoir opposée par la Commission européenne. Québec appuyait cette acquisition.

L’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau, par ailleurs PDG de Québecor, a ensuite indiqué que son offre d’achat de Transat d’une valeur similaire, déposée en décembre, était « toujours valide ».

 Pierre Fitzgibbon a fait savoir que l’« appétit » de Québec pour soutenir Transat allait être « modulé ».

« Plus l’actionnariat va être québécois, plus le gouvernement va être, évidemment, prêt à aider », a-t-il affirmé. 

  • Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoît Dutrizac, sur QUB radio:   

Pas majoritaire

Se disant conscient des risques inhérents à l’industrie aérienne, le ministre Ftizgibbon a assuré que le gouvernement n’allait pas devenir propriétaire majoritaire de Transat.

« Je peux vous confirmer que si le gouvernement devient actionnaire de Transat, ça va être une détention minoritaire », a-t-il précisé. 

« On est très contents d’entendre que le gouvernement québécois pense à nous », a commenté mardi un porte-parole de Transat, Christophe Hennebelle.

Outre M. Péladeau, les noms du transporteur albertain WestJet, détenu par la firme torontoise Onex, et du géant européen Air France KLM ont circulé comme repreneurs de Transat.

Pour éponger ses pertes d’exploitation, qui s’élèvent actuellement à environ 50 millions $ par mois, l’entreprise montréalaise cherche à emprunter au moins 500 M$ auprès d’Ottawa.

Dans une note, l’analyste Cameron Doerksen, de la Financière Banque Nationale, s’est demandé si M. Péladeau n’allait pas réduire son offre à moins de 5 $ par action de Transat maintenant qu’Air Canada n’est plus dans le portrait.

« Nous percevons ce risque comme étant bien réel pour les actionnaires », a-t-il écrit.

M. Doerksen s’est également interrogé sur la capacité de Transat à faire concurrence à Air Canada et aux autres transporteurs qui exploitent des réseaux nationaux.    

  • Écoutez la chronique de Pierre-Olivier Zappa sur QUB radio    

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