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PME: la pénurie de main-d’œuvre constitue un frein à la relance économique

Emploi chômage

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La pénurie de main-d’œuvre à laquelle sont confrontées les petites et moyennes entreprises québécoises constitue un frein à la relance économique déjà impactée par la pandémie de COVID-19.

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C’est du moins ce que soutient une nouvelle étude de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) publiée mardi.

Selon les résultats de ce coup de sonde, 67 % des PME québécoises sont en prise avec un manque criant de main-d’œuvre, alors que 26 % d’entre elles affirment avoir refusé des ventes ou des contrats en raison d’un manque de ressources humaines.

Quelque 17 % des PME ont dû annuler ou reporter des projets d’affaires, au moment où plus de la moitié des entrepreneurs se sont vus contraints de pallier le manque d’effectifs en travaillant plus.

La rareté de la main-d’œuvre affecte particulièrement le secteur manufacturier, la construction et les services professionnels, selon le rapport de la FCEI.

«Ces opportunités d'affaires non réalisées, annulées ou reportées parce que les propriétaires d'entreprise ne trouvent pas les talents recherchés, sont des opportunités économiques perdues qui auraient pu bénéficier à la relance économique du Québec», a indiqué François Vincent, vice-président de la FCEI pour le Québec.

«Les entrepreneurs québécois sont déjà fatigués par la gestion de la pandémie pendant laquelle 40 % ont dû travailler significativement plus d'heures en raison de ses impacts», a ajouté M. Vincent.

Immigration et baisse d’impôts

Les PME sondées par la FCEI veulent que l’État s’active pour régler la pénurie de main-d’œuvre.

«Cet enjeu doit être priorisé pour redonner à nos créateurs du Québec l'énergie nécessaire pour générer de la richesse dans nos régions», a ajouté le vice-président de la FCEI pour le Québec.

La réduction des taxes et impôts est favorisée par 57 % des répondants, tandis que la bonification des crédits d'impôt (49 %), le soutien et l'accompagnement dans la recherche de candidats (33 %) ainsi que l'immigration (32 %) sont aussi parmi les solutions proposées.

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