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Record de nouveaux cas de contamination en Iran

Record de nouveaux cas de contamination en Iran
AFP

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L’Iran a annoncé mardi un nouveau record du nombre de cas quotidiens confirmés de COVID-19, alors que les autorités mettent en garde contre une nouvelle «vague» de l’épidémie, plus forte que les trois premières. 

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Au cours des dernières 24 heures, 17 430 personnes ont été déclarées positives au virus, a indiqué la porte-parole du ministère de la Santé, Sima Sadat Lari.

Ce chiffre dépasse largement le pic précédent annoncé le 27 novembre (14 051 nouveaux cas quotidiens), et le total des cas confirmés s’établit désormais officiellement à 1 963 394 en Iran.

Mme Lari a déploré 174 nouveaux décès liés à la COVID-19, ajoutant que le bilan de l’épidémie était de 63 506 morts en Iran.

L’Iran, pays du Proche et du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie, affronte «l’une des vagues du coronavirus les plus graves», avait déclaré lundi le ministre de la Santé, Saïd Namaki.

«Nous avons désormais perdu la maîtrise» de l’épidémie, avait-il ajouté. Les autorités s’inquiètent notamment d’une forte progression des infections par le «variant anglais», plus contagieux.

Selon les chiffres officiels iraniens, largement sous-évalués, de l’aveu du gouvernement, la propagation du virus est repartie en flèche à cause des congés du Nouvel An persan (cette année, du 18 mars au 2 avril), alors qu’elle avait été globalement contenue depuis le début du mois de janvier.

Près d’une centaine de villes iraniennes, dont Téhéran, sont classées en «rouge», risque épidémiologique le plus élevé, et Mme Lari a mis en garde la population contre «une hausse importante des infections» à venir.

Dans les zones rouges, tous les magasins doivent fermer à l’exception des commerces jugés essentiels (comme les boutiques d’alimentation de petite surface et les pharmacies).

Face à l’épidémie, l’Iran n’a jamais imposé de confinement généralisé à ses 82 millions d’habitants.

Comme tant d’autres pays, la République islamique compte sur les vaccins pour sortir de la crise sanitaire, mais la campagne de vaccination, lancée début février, n’avance pas aussi vite que l’auraient souhaité les autorités, lesquelles espèrent lancer rapidement la production d’un ou plusieurs vaccins iraniens, actuellement en phase d’essais cliniques.

Les autorités ont annoncé, dans la nuit de lundi à mardi, l’arrivée de plus de 700 000 doses du vaccin AstraZeneca-Oxford, première cargaison achetée via COVAX, le programme international visant à garantir un accès équitable aux vaccins anti-COVID-19 disponibles.