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Un responsable de l'EMA confirme un lien entre AstraZeneca et thromboses

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L’Agence européenne des médicaments (EMA) a indiqué mardi qu’elle était toujours en train d’évaluer si le vaccin AstraZeneca contre le coronavirus est potentiellement lié à la formation de rares caillots sanguins, signalés dans plusieurs pays.

Cette annonce intervient quelques heures après qu’un responsable de l’EMA a évoqué l’existence d’un «lien» entre le vaccin AstraZeneca et les cas de thrombose observés après son administration, dans une interview au quotidien italien Il Messaggero publiée mardi.

Le comité de sécurité de l’EMA «n’a pas encore abouti à une conclusion et l’examen est actuellement en cours», a déclaré dans un communiqué à l’AFP l’agence basée à Amsterdam.

«Nous communiquerons et organiserons un point presse dès que l’examen sera finalisé», a ajouté le régulateur européen, précisant qu’une annonce est pour le moment attendue mercredi ou jeudi.

Marco Cavaleri, responsable de la stratégie sur les vaccins à l’EMA, avait affirmé plus tôt qu’il «est clair qu'il y a un lien avec le vaccin. Ce qui cause cette réaction, cependant, nous ne le savons pas encore».

«Nous cherchons à obtenir un tableau précis de ce qui se passe, à définir de manière précise ce syndrome dû au vaccin (...) Parmi les personnes vaccinées, il y a un nombre de cas de thromboses cérébrales chez les personnes jeunes supérieur à ce à quoi nous nous attendrions. Cela nous devrons le dire», a-t-il encore déclaré.

Depuis plusieurs semaines des suspicions sont apparues sur de possibles effets secondaires graves, mais rares, après l'observation chez des personnes vaccinées avec AstraZeneca de cas de thromboses atypiques.

Des dizaines de cas ont déjà été recensés, dont plusieurs se sont soldés par un décès. Au Royaume-Uni, il y a eu 30 cas et sept décès sur un total de 18,1 millions de doses administrées au 24 mars.

L’EMA avait annoncé le 18 mars que les bénéfices du vaccin AstraZeneca continuaient de l’emporter sur les risques et que son utilisation restait sûre, après la suspension des injections par plusieurs pays.

L’agence avait toutefois expliqué qu’il existait un lien possible avec des cas rares de caillots sanguins, et qu’elle publierait des conseils mis à jour lors de la réunion de son comité de sécurité cette semaine.

Pour Paul Hunter, spécialiste en microbiologie médicale de l'université d'East Anglia interrogé par l'AFP, «les éléments de preuves penchent plutôt dans le sens que le vaccin Oxford-AstraZeneca soit bien la cause».

Par précaution, plusieurs pays ont décidé de ne plus administrer ce vaccin en-dessous d'un certain âge, comme la France, l'Allemagne et le Canada. La Norvège et le Danemark ont carrément suspendu son utilisation pour l'instant.

De son côté, AstraZeneca a assuré en mars qu'il n'y avait «aucune preuve de risque aggravé», et assuré samedi que «la sécurité des patients» constituait sa «principale priorité».

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