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Une coalition veut mettre le CISSS de la Montérégie-Ouest sous tutelle

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Une coalition citoyenne demande au gouvernement de mettre le Centre intégré de santé et services sociaux de la Montérégie-Ouest (CISSSMO) sous tutelle en dénonçant sa gestion «incompétente» de l'hôpital du Suroît, à Salaberry-de-Valleyfield. 

La Coalition Sauvons le Centre mère-enfant du Suroît, qui comprend des citoyens, groupes communautaires et syndicats, accuse le CISSSMO de vouloir fermer temporairement le Centre mère-enfant de l'hôpital du Suroît en raison d’une pénurie de personnel.

Selon le syndicat des infirmières, il manque la moitié du personnel infirmier prévu à l'hôpital de Valleyfield. Pour compenser, les gestionnaires recourent régulièrement au temps supplémentaire obligatoire pour combler les trois dans l'horaire.

«La pénurie de personnel est le résultat de l'incompétente gestion du CISSSMO qui refuse de combler les postes nécessaires et pousse à la démission son personnel surchargé», a dénoncé la Coalition dans son communiqué.

La semaine dernière, la coalition avait écrit une lettre au gouvernement dans lequel elle s’inquiétait du désir du CISSSMO de transférer 10 services de l’hôpital du Suroît vers le futur hôpital de Vaudreuil, dont l’inauguration est prévue en 2026.

«Dans ce contexte de pénurie et de difficulté de recrutement du personnel, c'est même à se demander si nous devons nous inquiéter pour l'avenir de l'hôpital du Suroît et pour l'ensemble de ses services?», a déclaré la coalition par communiqué

De son côté, le CISSSMO a démenti les allégations. Par téléphone, une représentante de l’organisation a affirmé que le Centre mère-enfant resterait bel et bien ouvert.

Néanmoins, l’organisation a indiqué, par communiqué, qu’elle modifierait temporairement son offre de services en obstétrique dans ses deux hôpitaux, soit à Valleyfield et à l'hôpital Anna-Laberge, à Châteauguay. Une entente vient à cet effet d’être conclue avec le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal afin de pouvoir y réaliser certains accouchements planifiés au cours des prochains mois.

«En raison d’un manque critique d’effectifs dans les unités de naissances de nos deux hôpitaux, nous devons mettre en place ces corridors de services ce qui permet de maintenir des accouchements dans nos deux hôpitaux tout en réduisant les risques de bris de services», a déclaré Patrick Murphy-Lavallée, président-directeur général adjoint du CISSSMO.

Il a également indiqué vouloir limiter «au maximum» les transferts vers les hôpitaux de l’Ouest de l’île.

Confronté à un manque de main-d'œuvre et d'espace dans ses deux hôpitaux, doublé d'une hausse de la population, le CISSSMO peine depuis des années desservir les citoyens. Les deux centres hospitaliers se retrouvent constamment parmi ceux qui affichent les pires taux d'occupation aux urgences depuis des années, une réalité exacerbée par la pandémie.