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Au Brésil, des prostituées demandent à être vaccinées en priorité

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Des prostituées de Belo Horizonte, ville du sud-est du Brésil, ont entamé une grève symbolique, avec des manifestations pour demander à être incluses dans les groupes devant être vaccinés en priorité contre la COVID-19.

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«Nous sommes en première ligne, nous faisons tourner l’économie et nous prenons des risques. Il faut qu’on se fasse vacciner», a déclaré en début de semaine à l’AFP Cida Vieira, présidente de l’Association des prostituées de Minas Gerais (Aspromig).

Selon elle, plus de 2.000 prostituées ont adhéré au mouvement, dans cet État dont Belo Horizonte est la capitale.

Leurs conditions de travail se sont fortement dégradées à cause de la fermeture des hôtels où elles avaient l’habitude de recevoir leurs clients, expliquent-elles.

«On devrait faire partie des groupes prioritaires (pour la vaccination) parce qu’on est en contact avec tous types de personnes, au péril de notre vie», renchérit Lucimara Costa, qui a manifesté lundi aux côtés de Cida Vieira dans une des rues du centre-ville de Belo Horizonte, où les commerces considérés comme non essentiels ont été fermés sur ordre de la mairie.

Les enseignants et les policiers ont été inclus récemment dans les groupes prioritaires pour les vaccinations par certains États du Brésil, au même titre que le personnel soignant, les personnes âgées ou les indigènes.

Comme tout le Brésil, l’État de Minas Gerais a été atteint par la deuxième vague de contaminations du coronavirus, même si le taux de mortalité est un des plus bas du pays, 121 pour 100 000, contre 158 pour la moyenne nationale.

Au Brésil, un pays de 212 millions d’habitants, près de 337 000 vies ont été fauchées par le virus.

Au total, 25 713 personnes sont mortes de Covid-19 dans cet État du sud-est du pays, le deuxième en termes de population, après celui de Sao Paulo.

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