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Ratés dans la vaccination: qui est responsable?

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Partout où il y a une vaccination de masse, le retour à la normale n’est pas un espoir lointain, mais une réalité tangible.

Au Royaume-Uni, où 61 % de la population est vaccinée, le nombre d’hospitalisations et de morts est au plus bas depuis janvier. Là-bas, on parle d’ouverture des pubs et à la façon sécuritaire de remplir les amphithéâtres. 

Aux États-Unis, où 32 % de la population a été inoculée, le nombre de morts est à son plus bas depuis mars 2020. Et ce, malgré les Américains eux-mêmes qu’on ne pourrait qualifier d’apôtres de la civilité sociale covidienne.

En Israël, où on compte plus de 60 % de personnes vaccinées, seulement 130 nouveaux cas ont été recensés ce dimanche, alors que l’on comptait 10 000 cas quotidiennement en janvier. 

Chez nous

Ici, notre machine bureaucratique gouvernementale s’embourbe dans ses critères rigides de l’« ordre des priorités » qui ralentit la cadence de vaccination.

Il était étonnant d’entendre à la radio le responsable de la campagne de vaccination québécoise affirmer calmement : « Ça va bien, la vaccination au Québec. » 

Ce au lendemain d’une fin de semaine où 5000 doses n’ont pas été administrées à Montréal, car les plages horaires ne se sont pas remplies. 

À l’entendre, ces plages horaires non réservées relèveraient d’abord de la responsabilité des Montréalais : ils n’auraient pas pris rendez-vous ou ne se seraient pas présentés. 

Étrange façon d’inverser le fardeau de la responsabilité. 

Si des vaccins traînent, on parle de 750 000 doses disponibles, et si on ne vaccine pas suffisamment, c’est d’abord la faute à ceux qui organisent la campagne de vaccination. Pas l’inverse !

Alors quand je vois la machine gouvernementale nous laisser croire qu’on avance à un rythme convenable, ça me sidère. 

Il est difficile de véritablement contester les décisions gouvernementales depuis un an, sans pour autant jouer à l’observateur du dimanche. 

Mais là où il y a possibilité de juger objectivement la performance du gouvernement, c’est sur la campagne de vaccination. 

À ce sujet, il a encore la possibilité de faire mieux et plus vite.