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Loi 101 : serons-nous face à un pétard mouillé ?

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François Legault saura-t-il passer à l’histoire comme un premier ministre prêt à léguer un Québec au visage profondément français ou accouchera-t-il d’une souris ?

Ira-t-il au bout de ses convictions pour défendre la culture française du Québec, faute, comme il l’a fait jadis, de défendre le pays ? 

En 2012, Bernard Landry l’avait traité d’arriviste, prêt à tout pour prendre le pouvoir, quitte à renier ses convictions. Legault s’était défendu en affirmant qu’il y avait d’autres moyens de faire avancer le Québec à la sauce nationaliste.

Or, avec le dépôt de la réforme de la loi 101, on verra maintenant si les bottines du PM suivent les babines.

Moment historique

Rarement a-t-on vu les conditions gagnantes à la réussite d’une réforme gouvernementale d’envergure être aussi évidentes. C’est un moment historique.

L’appétit pour des mesures drastiques et profondes dans la société est au rendez-vous et s’appuie sur des études inquiétantes et unanimes. C’est l’avenir même de la culture québécoise française qui est en péril.

  • Écoutez la chronique d’Elsie efebvre au micro de Geneviève Pettersen à QUB radio

Toutes les oppositions souhaitent des mesures fortes, même le PLQ.

Et quand le dernier des Mohicans, Justin Trudeau, en vient lui-même à l’évidence et reconnaît, par la voix de Mélanie Joly, le recul du français, c’est que les astres sont bien alignés.

Son ministre, Jolin-Barrette, est motivé, prêt à aller au combat. Il doit avoir tout le soutien du PM. Ce n’est pas le temps de se laisser distraire par des députés ou des conseillers timorés sur la question linguistique. 

Pas le droit de décevoir

En conséquence, les attentes sont excessivement élevées.

À commencer par l’application de la loi 101 au cégep. Legault s’est déjà prononcé contre ; or cette mesure est pourtant un incontournable, compte tenu des dernières statistiques. 

S’il ne change pas d’avis, il aura échoué sa réforme. Ce serait grave, puisque c’est un rendez-vous historique et déterminant pour le Québec. Un rendez-vous avec l’Histoire, qui ne se présentera pas deux fois.