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Le Revenu de base garanti réduirait la pauvreté de 60 % au Québec

Money from Canada: Canadian Dollars. Bills spread and variation of amounts.
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Un Revenu de base garanti (RBG) réduirait le taux de pauvreté au Québec de plus de 60,4 % et de 49 % au Canada, selon un nouveau rapport du directeur parlementaire du budget (DPB). 

Ces baisses estimées dans le taux de pauvreté sont calculées selon la mesure du panier de consommation (MPC), qui se base sur la moyenne du prix des biens et services de base.

Les impacts estimés du RBG varient de manière importante en fonction de la tranche de revenu, les plus grands bénéficiaires de cette mesure étant ceux au bas de l’échelle du revenu annuel.

Chez 20 % des gens au plus bas de l’échelle du revenu au Canada, le BG représenterait une augmentation du revenu disponible de 4 535 $ par année, soit une hausse marquée de 17,5 %.

À l’inverse, pour 60 % des personnes situées au haut de l’échelle du revenu, la politique sociale ferait baisser le revenu disponible moyen d’entre 1371 $ (-2 %) et 1969 $ (-0,8 %).

«Cette perte est subie quand les personnes qui travaillent activement voient leur impôt à payer augmenter à cause de l’élimination de nombreux crédits d’impôt remboursables et non remboursables et d’un transfert relativement bas du RBG», est-il indiqué dans le rapport.

Autrement dit, «le RBG est réduit à mesure qu’une personne voit son revenu d’emploi augmenter, à raison de 0,50 $ pour chaque dollar gagné», explique-t-on.

Une idée qui fait son chemin

L’idée d’un RBG fait son chemin chez les partis fédéraux de gauche.

Le sujet sera à l’agenda au congrès du Parti libéral du Canada, qui se tiendra de jeudi à samedi, et fait aussi parti du cahier des résolutions du NPD, dont le congrès se déroulera en même temps.

Un sondage Angus Reid effectué à l’été 2020 a trouvé que 59 % des Canadiens se disaient d’accord pour un RBG, contre 30 % qui se disaient contre.

Sans surprise, ils n’étaient que 36 % à admettre qu’ils étaient prêts à payer plus de taxes pour mettre la mesure en place, alors que 64 % s’y sont opposés.

Un projet mort-né

Le DPB a basé son analyse sur un projet pilote effectué en 2017 à petite échelle, sur un échantillon de 4000 personnes. Le Parti libéral provincial de l’Ontario avait instauré la mesure, avant que le Parti progressiste-conservateur de Doug Ford ne l’enraye après les élections de 2018.

Le projet garantissait que les participants recevraient jusqu’à 75 % de la mesure de faible revenu (MFR), alors estimée à 16 989 $ pour une personne célibataire et à 24 027 $ pour un couple.