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Le passeport vaccinal, c’est juste logique

Vacanciers
Photo Pierre-Paul Poulin Le passeport vaccinal va devenir la norme. Le Québec ne peut pas rester à part.

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Des documents qui viennent d’être rendus publics confirment que le projet de passeport vaccinal est très avancé en Ontario. Le gouvernement du Québec avance aussi sur le dossier, mais agit parfois comme s’il marchait sur des œufs. Pourtant, ce dossier doit aller de l’avant.

La nécessité de prouver sa vaccination devient une obligation à l’échelle mondiale. Toutes les personnes qui songent à voyager à l’extérieur des frontières au sortir de la pandémie doivent s’y préparer. Il est donc essentiel pour notre gouvernement de fournir à ses citoyens un tel outil et de le faire adéquatement.

D’ailleurs, d’autres provinces canadiennes travaillent sur le dossier, en plus du Québec et de l’Ontario, notamment la Colombie-Britannique. En février dernier, il semble que le fédéral et les provinces s’étaient entendus sur cette nécessité, même si aucune annonce officielle n’a été faite.

Selon les informations dont nous disposons, l’idée d’un passeport vaccinal serait aussi au cœur des discussions préliminaires sur la réouverture de la frontière canado-américaine. Ce retour à la normale va devenir d’actualité dans les mois à venir. 

Accélérer le retour à la normale

La grande question qui subsiste concerne le recours à ce passeport vaccinal pour contrôler des droits d’entrée dans des établissements locaux. Est-ce que le passeport vaccinal pourrait servir à accélérer le retour à la normalité dans les restaurants, les salles de spectacle ou les amphithéâtres sportifs ?

Ouvrir plus tôt, ouvrir avec moins de restrictions, ouvrir un restaurant à 100 % avec toutes les tables, vendre tous les sièges dans une salle de spectacles. Le passeport pourrait aider.

Pourquoi pas ? Les Américains le font déjà dans les stades sportifs. En Europe, tout le secteur touristique mise sur un passeport vaccinal européen qui permettrait aux résidents des 27 membres de l’Union européenne de voyager dans les autres pays de l’Union, sur présentation du passeport.

Le passeport permet par exemple d’éliminer la quarantaine au retour d’un voyage. L’absence d’une entente sur un tel outil forcera nos snowbirds, même s’ils furent vaccinés en Floride, à faire la quarantaine comme les autres. Ils ne seront pas de bonne humeur et n’ont pas nécessairement tort.

Plusieurs pays d’Europe voient aussi dans cet outil une façon de rouvrir des activités plus hâtivement. Le Danemark vient d’autoriser une application pour un passeport numérique qui suscite beaucoup d’enthousiasme à travers l’Europe. Ce passeport pourra être scanné par des aéroports et compagnies aériennes, mais aussi par des établissements locaux.

Droits brimés?

Il existe un mouvement d’opposition au passeport. On dit craindre de créer deux classes de citoyens. Or il n’en est rien. Une fois la campagne de vaccination achevée, tous les citoyens auront été traités équitablement. Le vaccin est gratuit et offert à tous. 

Le choix de ne pas le prendre devient une décision individuelle prise pour des raisons religieuses ou autres. S’il faut respecter ce droit de refus, il faut aussi respecter le droit d’un propriétaire de restaurant ou de cinéma de gérer son établissement de façon plus sécuritaire. Il faut assumer ses choix.