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Terrebonne: Un homme aurait laissé mourir sa conjointe quasi paralysée

L’accusé de meurtre prémédité aurait laissé la dame dans un état misérable

Meurtre manque de soin
Photo courtoisie Les funérailles de Johanne Bilodeau (sur les portraits) ont été célébrées le 11 octobre dernier. Son décès est survenu le 24 septembre à l’hôpital dans des circonstances nébuleuses, et son conjoint, Bruno Turcotte, a été accusé de meurtre prémédité.

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Un homme de Terrebonne a été accusé hier du meurtre prémédité de sa conjointe quasi paralysée, qu’il aurait laissée mourir dans de troublantes circonstances en ne lui prodiguant pas les soins appropriés.

« Il l’a laissée mourir à petit feu. Elle ne méritait pas de terminer sa vie comme ça, c’est une fin terrible qu’elle a vécue. J’espère seulement que justice sera faite pour ma petite sœur, Johanne », soupire avec émotion Diane Bilodeau, en repensant à l’état de la victime lors de son décès.

Celui qu’elle appelle du bout des lèvres son beau-frère, Bruno Turcotte, a été arrêté mardi par la Sûreté du Québec après des mois d’une enquête complexe pour éclaircir les circonstances de la maltraitance.

L’homme de 59 ans a comparu hier au palais de justice de Laval pour répondre à la plus grave accusation au Code criminel, soit le meurtre au premier degré de sa conjointe, Johanne Bilodeau, ce qui laisse entendre qu’il a agi avec l’intention de la tuer. 

La femme de 58 ans dépendait totalement de Turcotte et des soins qu’il devait lui fournir, puisqu’elle peinait à se mouvoir après un accident vasculaire cérébral il y a une dizaine d’années. 

Mme Bilodeau, qui était presque paralysée, est morte le 24 septembre dernier.

Plaies de lit infectées

La veille, un proche s’inquiétant de son état avait appelé la police et Mme Bilodeau avait été transportée d’urgence à l’hôpital. Selon nos informations, elle se trouvait dans un état lamentable, avec plusieurs plaies de lit infectées. 

« Quand elle est décédée, son visage est devenu tout d’un coup détendu. C’est comme si elle réalisait qu’elle était libérée de son calvaire. Elle est morte sereine », affirme Diane Bilodeau.

La fille de la victime avait déjà exprimé à son père, Bertrand Bureau, ses inquiétudes quant à la manière dont Turcotte s’occupait de sa mère.

« Elle trouvait ça grave ce qu’il faisait. Il lui mettait un verre d’eau le matin et la laissait toute seule toute la journée pour aller boire avec ses chums », dit bouleversé l’ex-conjoint de Mme Bilodeau, avec qui il a eu deux enfants. 

Éléments inquiétants

Après le décès de Mme Bilodeau, une enquête criminelle a été ouverte par les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) en collaboration avec leurs collègues de Terrebonne, car des éléments inquiétants leur avaient été communiqués par le coroner. 

« Il y a eu une absence de soins volontaire envers la victime », a confirmé le sergent Jean-Raphaël Drolet, porte-parole à la SQ. 

Portant un simple chandail durant sa brève comparution, Turcotte est demeuré impassible. Il a eu plusieurs démêlés avec la justice dans le passé, notamment pour des affaires de trafic de stupéfiants. En 1994, il a été reconnu coupable de voies de fait ainsi que de menaces de mort dans un contexte de violence conjugale.


Bruno Turcotte doit revenir devant le tribunal le 23 avril.

Si vous êtes victime de violence conjugale, contactez SOS Violence conjugale au 1 800 363-9010 / consultez le https://sosviolenceconjugale.ca/fr