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Virus: Merkel prône un confinement national de courte durée

Virus: Merkel prône un confinement national de courte durée
AFP

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Le gouvernement allemand d'Angela Merkel s'est dit mercredi favorable à la mise en place d'un confinement national strict de courte durée pour endiguer la hausse des infections à la COVID-19, qui met le système hospitalier sous tension. 

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En raison de la dégradation de la situation sanitaire « tout appel à un verrouillage court et uniforme est justifié et une approche commune au plan national serait ici appropriée », a indiqué à la presse l'une de ses porte-parole Ulrike Demmer.

« Le système de santé est soumis à une pression menaçante », a-t-elle justifié, alors que ces derniers jours plusieurs personnalités politiques ont réclamé un nouveau tour de vis à l'échelle nationale.

Le nombre de patients en soins intensifs a ainsi « augmenté de 5% en une journée », a prévenu la porte-parole du gouvernement.

Le taux d'incidence sur sept jours atteignait mercredi 110,1 en Allemagne, avec 9677 cas officiellement recensés et 298 décès en 24 heures, selon l'institut de veille sanitaire Robert Koch.

De nombreuses restrictions sont en place face à la pandémie en Allemagne mais pas de confinement strict et avec de larges variations selon les régions ou cantons.

«Nous avons besoin d'une incidence inférieure à 100», a fait valoir Mme Demmer.

Merkel contre les régions

Angela Merkel défend depuis des mois une ligne de fermeté sur les restrictions mais elle a dû récemment lâcher un peu de lest face à la grogne d'une partie de l'opinion, d'États régionaux - qui ont dans le système fédéral national la haute main sur les question de santé - et même de contestations à l'intérieur de son propre parti conservateur à l'approche des élections législatives du 26 septembre.

Désormais, face à la progression des infections, elle semble à nouveau décidée à durcir le dispositif.

Selon le quotidien Bild à paraître jeudi, la chancelière prépare un durcissement de la législation sanitaire fédérale pour pouvoir imposer des mesures strictes à l'ensemble du pays, en passant outre s'il le faut les résistances régionales ou locales.

Mme Merkel est en conflit notamment avec l'un des candidats potentiels à sa succession au sein de son propre camp conservateur, le chef du parti chrétien-démocrate CDU Armin Laschet.

Ce dernier s'est fait le héraut du déconfinement. Mais ces derniers jours il a lui aussi fini par plaider pour un reconfinement de « deux à trois semaines » en attendant que la campagne de vaccination produise ses effets.

Il est toutefois resté flou sur le contenu, notamment concernant d'éventuelles nouvelles fermetures des écoles et garderies.

Cette proposition a reçu le soutien de l'autre candidat potentiel du camp conservateur à la chancellerie, le Bavarois Markus Söder, tenant depuis le début de la pandémie d'une ligne stricte et prudente. 

Angela Merkel s'en était prise fin mars aux barons régionaux qui, selon elle, ne respectent pas les décisions adoptées en concertation. Elle avait menacé d'une reprise en main pour juguler les contaminations.

Mme Merkel et les 16 États doivent se retrouver lundi pour négocier d'éventuelles nouvelles mesures. M. Laschet plaidait pour que cette réunion soit avancée dès cette semaine mais cette proposition n'a pas rencontré de « majorité » auprès des autres Länder, selon Mme Demmer.