/opinion/columnists
Navigation

Ceci n’est pas une crise comme une autre

Coup d'oeil sur cet article

Mardi, à son point de presse, François Legault n’a pas semblé apprécier certaines critiques. Particulièrement sur le « yoyo » des relâchements annoncés tout récemment suivis rapidement d’un resserrement des mesures sanitaires.

Le premier ministre s’en est impatienté. Dans cette pandémie qui n’en finit plus, la fatigue et l’impatience gagnent en effet plein de monde. Incluant, comme le reconnaît Justin Trudeau lui-même, la classe politique. Normal.

Or, cette pandémie n’est pas une crise comme une autre. Elle est planétaire. Elle dure déjà depuis plus d’un an. Elle met des vies en danger et affaiblit des économies entières. 

Bref, cette crise concerne tout le monde et non seulement les élus. Il est donc tout aussi normal de voir la société civile, les scientifiques et les analystes politiques poser des questions aux autorités qui la gèrent.  

Tardifs

D’autant plus qu’au Québec, entre autres sur les masques, la contagion par aérosols ou le dépistage-traçage, les avis de plusieurs experts et analystes ont même précédé ceux, souvent tardifs, de la Santé publique.

D’où leur insistance quand les autorités politiques et sanitaires – sans compter la lenteur désespérante de notre mégabureaucratie – peinent à agir rapidement. 

Prenez la vaccination. Des milliers de rendez-vous ont été laissés vacants durant plusieurs jours. Devant la montée des variants, nettement plus contagieux et possiblement plus mortels, comment ne pas s’en décrocher la mâchoire ? 

Juin

Avec moins de 20 % de la population vaccinée – et le gros des vaccins prévu en juin –, les variants risquent de faire beaucoup de dommage d’ici là. Comparé aux États-Unis ou à la Grande-Bretagne, le Canada accuse un retard inquiétant dans la vaccination. Le problème est sérieux.

À ce retard troublant, dans certaines provinces, dont le Québec et l’Ontario, une fois les CHSLD et RPA complétés, il faut ajouter des ratés évidents dans la logistique des prises de rendez-vous pour les premières doses. Pour la suite des choses, ce sont là des constats et des questionnements légitimes.