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Deux sénatrices appuient le Revenu de base garanti

La sénatrice Kim Pate
Photo d'archives, Agence QMI La sénatrice Kim Pate

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Deux sénatrices ont rédigé une lettre au premier ministre Trudeau lui demandant de considérer l’instauration d’un Revenu de base garanti (RBG), à la veille du congrès du Parti libéral, où la question sera débattue.

Un rapport du directeur parlementaire du budget déposé mercredi soutenait qu’un RBG réduirait le taux de pauvreté au Québec de plus de 60,4 % et de 49 % au Canada, évalué selon la mesure du panier de consommation.

L’idée n’est pas nouvelle, mais elle fait son chemin chez de plus en plus de personnalités politiques de gauche au pays, incluant les sénatrices de l’Ontario Frances Lankin et Kim Pate.

«Nous vous prions d’envisager le revenu de base garanti au congrès politique libéral de cette semaine, ont-elles écrit. Avec un projet de loi et une motion sur ce sujet à l'ordre du jour à la Chambre des communes, avec l'Île-du-Prince-Édouard qui veut piloter la mise en œuvre d'un programme de RBG, les Canadiens ont le droit de se demander: qu'attendons-nous?»

Le Parti libéral, soulignent les sénatrices, a comme objectif de réduire de moitié le taux de pauvreté au pays d’ici 2030. Le RBG est une «solution» pour y arriver, estiment-elles.

Dans le contexte d’une relance économique, «à notre humble avis, votre prochaine étape ne doit pas s’incarner en de nouveaux correctifs et progressifs. L'étape suivante pourrait et devrait être une extension inconditionnelle de la PCU à tous ceux qui en ont besoin», ont ajouté les sénatrices Lankin et Pate.

Le RBG est aussi au menu du congrès du NPD, qui se tiendra également cette fin de semaine.

Des impacts chez les moins fortunés

Les impacts estimés du RBG varient de manière importante en fonction de la tranche de revenu, les plus grands bénéficiaires de cette mesure étant ceux au bas de l’échelle du revenu annuel.

Chez 20 % des gens au plus bas de l’échelle du revenu au Canada, le RBG représenterait une augmentation du revenu disponible de 4535 $ par année, soit une hausse marquée de 17,5 %.

À l’inverse, pour 60 % des personnes situées au haut de l’échelle du revenu, la politique sociale ferait baisser le revenu disponible moyen d’entre 1371 $ (-2 %) et 1969 $ (-0,8 %).