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Exilé en Europe pour garder en vie son rêve d’une carrière

Le Québécois Raphaël Parisella
Photo AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD Le Québécois Raphaël Parisella

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Exilé en France pour maintenir son rêve en vie, l’espoir québécois Raphaël Parisella vient de surprendre le peloton européen en arrachant une première victoire qui conforte son choix de partir en pleine pandémie.

Peu importe le sport, bien des athlètes en développement risquent de vivre une deuxième année sans compétition et cette situation désolante pourrait mettre fin à plusieurs carrières naissantes.

En juillet 2019, à l’âge de 16 ans seulement, Parisella, de Boucherville, avait mis la main sur le titre de champion canadien junior à Saint-Georges, en Beauce.

Après une pause forcée en 2020, le jeune homme a décidé, avec quelques autres athlètes québécois, de quitter le pays pour s’installer en Vendée, où des compétitions résistent encore aux annulations.

Une famille

Aux Sables-d’Olonne, ce dernier a retrouvé un esprit familial avec Lukas Carreau, Félix Robert et Adèle Normand. L’éloignement est donc moins pénible.

« L’an dernier, j’étais en forme, mais les portes n’étaient pas ouvertes. J’ai décidé de passer un cap tout de suite et de prendre de l’expérience. Je suis arrivé en janvier quand j’ai su que le confinement reprenait. C’était ma porte de sortie pour lâcher le home-trainer », explique l’athlète de 18 ans.

Par le passé, plusieurs se sont cassé les dents en traversant l’Atlantique, mais Parisella surprend sur des routes sinueuses et un niveau supérieur.

Il se décrit comme rapide au sprint, tout en étant capable de bien passer les bosses. Le 4 avril, il s’est même offert en Bretagne la troisième étape du Tour du Pays de Lesneven, longue de 129 kilomètres. Cette première victoire de la saison, en Europe de surcroît, lui donne une bonne dose de motivation. En course, il s’est notamment frotté à Johan Le Bon, qui a participé deux fois au GIRO et trois fois au Tour d’Espagne.

En confiance

« C’est le meilleur niveau amateur. J’ai suivi les coups des coureurs costauds. Sur le circuit final, nous étions une vingtaine et le groupe s’est réduit. Nous sommes sortis à quatre et finalement au sprint à 250 mètres, j’ai battu un dernier adversaire et personne n’a pu passer. Ça fait du bien et ça donne confiance. C’est de bon augure pour la suite », ajoute Parisella.

Le regard des autres cyclistes pourrait changer avec un succès semblable, mais le Québécois ne craint pas d’être marqué. Il envisage maintenant un retour à la maison à la fin du mois d’août, en espérant successivement la tenue des championnats canadiens, des Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal, et du Tour de Beauce.