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Le début de la fin des problèmes de bureaux au centre-ville?

Le début de la fin des problèmes de bureaux au centre-ville?
Photo d'archives, Agence QMI

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Serait-ce le début de la fin des difficultés immobilières des centres-villes? Et de celui de Montréal, plus particulièrement?

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Peut-être, si l’on se fie aux plus récentes données de l’agence immobilière CBRE, qui montrent – pour la première fois depuis un an – des signes d’embellie dans le secteur des bureaux du centre-ville de Montréal.

Si l’inoccupation des bureaux continue de croître, on remarque un ralentissement important de la tendance. Le taux d’inoccupation du centre-ville n’a crû que de 4 points de base (PB), pour atteindre 10,6%, et le taux d’inoccupation des bureaux de catégorie A s’est maintenu à 8,4%.

Reprise de l’activité

Pour Ruth Fischer, nouvelle directrice générale CBRE pour le territoire du Québec, c’est là un signe que des entreprises «commencent à envisager un retour en milieu de travail au fur et à mesure que le déploiement des vaccins progresse».

Cette dernière ajoute qu’après une année anémique pour l’immobilier des centres-villes, les demandes de visite de clients pour des bureaux de premier ordre ont repris de plus belle depuis trois mois au centre-ville de Montréal.

Certes, l’espace offert en sous-location a continué de croître pour un quatrième trimestre consécutif, à 1,5 million pi2, représentant 2% de l’inventaire bâti à Montréal et dans sa banlieue. Mais le rythme de croissance des mises en sous-location de bureaux tranche net par rapport à la hausse trimestrielle de 42,9% enregistrée à la fin de 2020.

En banlieue, le taux d'inoccupation a crû à 16,6%, soit légèrement au-dessus de la moyenne sur trois ans. Cela s'explique par la bonne performance du sous-marché de la Rive-Sud, qui continue de surprendre avec un taux d’inoccupation stable à 9,6%.

Forte demande industrielle

Du côté industriel, la demande pour de l’espace d’entreposage continue de stimuler l’activité dans le Grand Montréal. CBRE note un nouveau creux historique de disponibilité globale de 1,9% dans les zones industrielles.

Étant donné la rareté des espaces industriels disponibles, la croissance du loyer net a continué d’accélérer, à raison de 4,8% depuis le dernier trimestre, pour atteindre 8,10$ le pi2. Si elles se maintiennent, les hausses actuelles se traduiront par une croissance annuelle des loyers de 20,6% en 2021.

La tendance montréalaise est comparable à celle des autres grandes villes du pays. CBRE indique que l’absorption nette d’installations industrielles au Canada a atteint 10,4 M pi2, soit l’une des absorptions les plus importantes de l’histoire du pays. Toujours selon CBRE, si la tendance se maintient, plusieurs villes pourraient voir leur offre d’installations logistiques réduite à néant d’ici la fin de l’année.

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