/finance
Navigation

Le Québec gagnerait à augmenter les impôts des plus hauts revenus, selon l’IRIS

Coup d'oeil sur cet article

En augmentant l’imposition des mieux nantis, le gouvernement du Québec pourrait dégager entre 2,7 milliards $ et 4 milliards $ supplémentaires sur trois ans, estime l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) dans une note publiée jeudi.

• À lire aussi: Un revenu minimum pour les pauvres?

Dans sa note intitulée «Hausser l’impôt des plus riches: des bénéfices qui dépassent les inconvénients», l’économiste et chercheur à l’IRIS Raphaël Langevin explique pourquoi «l’adage “trop d’impôt tue l’impôt” se révèle faux, du moins au Québec en ce moment.» 

Selon les projections de l’IRIS, hausser de dix points de pourcentage le taux marginal d’imposition sur les revenus annuels supérieurs à 250 000 $ générerait plusieurs milliards de dollars de revenus supplémentaires pour le trésor public. 

Ces projections ont été réalisées en supposant une annonce de l’augmentation en 2021, qui prendrait effet durant les années fiscales 2022 et 2023. 

«Les contribuables les plus fortunés amassent leur richesse notamment grâce à un écosystème géographique complexe d’individus et d’entreprises, rendant leur exode plus difficile. Même en envisageant les scénarios les plus prudents en ce qui a trait aux réactions des contribuables concernés, on obtient encore une hausse importante des revenus de l’État, soit 2,7 milliards $», a souligné le chercheur. 

Les scénarios de l’IRIS prennent en considération la mobilité des personnes touchées par la mesure, de même qu’une éventuelle réduction de leur temps de travail ou encore du recours accru à l’évasion ou la planification fiscale. 

En plus de permettre à l’État québécois d’engranger des recettes supplémentaires, «ces sommes aideraient à mieux financer les services publics du Québec, que ce soit en santé ou en éducation où les besoins sont encore plus importants en raison de la pandémie, a noté M. Langevin. Cela contribuerait également à réduire les inégalités de richesse tout en faisant contribuer les plus riches à la hauteur de leurs capacités».

À VOIR AUSSI | 10 métiers pour revenir en force après la pandémie