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L'imposition d'une tarification carbone d'un océan à l'autre bénéfique pour le Québec, croit le gouvernement Legault

Le ministre de l’Environnement du Québec, Benoit Charrette
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Le ministre de l’Environnement du Québec, Benoit Charrette

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Même si elle était contestée par Québec, l’imposition par le fédéral d’une taxation carbone aux provinces sera bénéfique, croit le ministre de l’Environnement Benoit Charrette, car elle pourrait convaincre l’Ontario, l’Alberta et la Saskatchewan de joindre le marché du carbone.

«On le pense réellement. On a déjà préparé notre stratégie en conséquence avec certaines provinces canadiennes très réticentes face à l’approche fédérale», a indiqué M. Charette en marge d’un événement organisé par le Conseil des relations internationales de Montréal.  

Fin mars, la Cour suprême du Canada a validé la taxe sur le carbone au nom de «l’intérêt national». «Les changements climatiques constituent un défi existentiel», a tranché le juge en chef du Canada, Richard Wagner. Selon la CS, une approche pancanadienne était justifiée puisque les changements climatiques sont «une menace de la plus haute importance pour le pays et de fait pour le monde entier.» 

Le gouvernement Legault s’opposait à cette centralisation. Il lui trouve maintenant un bon côté. Le marché du carbone du Québec et de la Californie est reconnu par le fédéral comme était un outil de taxation du carbone, même s’il connaît plusieurs ratés.

Les provinces qui rejettent l’approche fédérale sont dorénavant forcées par ce jugement à faire payer les émetteurs de gaz à effet de serre. M. Charette y voit donc une poignée pour recruter plus de joueurs. «On va espérer que certaines d’entre elles [les provinces] se joignent à notre marché. [...] Il y aura des approches. Sachant que ces provinces sont tenues d’imposer une certaine tarification, c’est à nous, maintenant, de démontrer les avantages de notre système», a-t-il expliqué. 

M. Charette fait valoir que les grandes entreprises préfèrent le marché du carbone à la taxe fédérale. «Elle y trouve des intérêts», a-t-il dit.  

Le ministre caquiste a précisé que des rencontres avec ses homologues de l’Ontario, de la Saskatchewan et de l’Alberta auront lieu «dans les prochaines semaines». «Ce serait une façon, pour le Québec, d’exercer un leadership fort au sein du Canada», a-t-il indiqué. 

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