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Première compétition en plus d’un an pour Simoneau

La Québécoise participera à la Série mondiale de natation artistique à Budapest

ARTISTIC SWIMMING-WORLD-2019
Photo d’archives Jacqueline Simoneau et Claudia Holzner ont remporté l’or aux Jeux panaméricains, en 2019, dans l’épreuve en duo.

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Pour la première fois depuis les Jeux panaméricains de juillet 2019 à Lima, au Pérou, où elle avait remporté des médailles d’or en duo et en équipe, Jacqueline Simoneau prendra part à une réelle compétition.

En solo et en duo avec sa partenaire Claudia Holzner, avec qui elle est qualifiée pour les Jeux olympiques de Tokyo, Simoneau sera en action à la deuxième étape de la Série mondiale de natation artistique qui se déroulera à Budapest, en Hongrie, les 10 et 11 avril.

« Je suis tellement excitée, a mentionné celle qui vivra ses deuxièmes Jeux olympiques après sa septième place en duo à Rio, en 2016, en compagnie de Karine Thomas. C’est le fun de pouvoir nager sur la scène internationale et de nager dans une autre piscine que la nôtre. On pourra ressentir la nervosité que l’on vivra aux Jeux olympiques cet été à Tokyo. »

Malgré la pandémie et la fermeture du Centre national pendant quelques mois, cet automne, afin de permettre une enquête indépendante sur les allégations de harcèlement sexuel et de propos racistes et misogynes à l’endroit de l’entraîneur-chef Gabor Szauder, Simoneau assure que sa préparation n’a pas souffert.

« Nous sommes vraiment, vraiment prêtes, a-t-elle affirmé. Nous le sommes depuis février, mais ce sont deux choses différentes de bien faire à l’entraînement et de rehausser notre performance en compétition. Nous avons l’une des routines les plus difficiles au monde et j’espère que le degré de difficulté sera reconnu. C’est l’aspect qu’on veut montrer aux juges qui nous ont vues pour la dernière fois en 2019. Notre niveau est très différent. »

Garder les yeux sur la cible

Le congé personnel de l’entraîneur-chef Gabor Szauder et la demande d’action collective de cinq anciennes nageuses de l’équipe nationale alimentent les discussions depuis quelques mois. 

Est-ce possible dans ce contexte de garder les yeux sur la cible à moins de quatre mois des Olympiques ?

« Parce que je n’aime pas voir mes coéquipières tristes ou en détresse, il y a eu un petit moment où ce fut plus difficile de me concentrer, a-t-elle reconnu, mais mon mot d’ordre est qu’il ne reste que 105 jours avant les Jeux. C’est le seul aspect que je peux contrôler. Je peux être fière de l’effort fourni.

« Comme athlète, on doit s’adapter à tout et nous sommes habitués de le faire, d’ajouter la nageuse artistique de 24 ans. Gabor était très impliqué dans notre routine en duo et il a fallu s’adapter à de nouveaux entraîneurs, mais ça se passe bien. »

Jeux olympiques 

Médaillée d’or en solo de la Série mondiale virtuelle diffusée le 21 janvier dernier, Simoneau craint que le rendez-vous de Budapest soit le dernier avant les Jeux. 

« Ça risque d’être la dernière compétition avant les Jeux et c’est de cette façon que nous l’abordons, a-t-elle mentionné. Il devait y avoir une autre étape en France, mais elle vient d’être annulée. On ne sait pas pour la suite. Ici à Budapest, le respect de la bulle est très strict. On ne peut pas sortir. 

« Il y a la nervosité reliée à la compétition principalement en duo, mais aussi le stress de tester positif et de ne pas pouvoir compétitionner. »