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Violence conjugale: Guilbault ne peut rien seule

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La vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, avait déjà beaucoup de pain sur la planche et elle en a davantage depuis que François Legault lui a demandé de s’occuper du dossier de la violence conjugale et des féminicides.

Cet enjeu est loin d’être simple. La ministre de la Sécurité publique ne pourra pas empêcher ces meurtres odieux du jour au lendemain. Cependant, elle a le pouvoir de faire des changements qui auront des impacts significatifs.

Commençons par le financement

À la fin du mois de mars, on a appris que les maisons d’hébergement dans seulement deux régions au Québec ont reçu le financement alloué dans le cadre du plan d’action pour prévenir la violence conjugale. Pourtant, ces sommes avaient été annoncées dans le budget du Québec en mars 2020. 

Oui, en mars 2020.

Actuellement, les sommes seraient perdues dans les détails des centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) et des centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS). Mme Guilbault doit absolument commencer son mandat en s’assurant que le financement atterrisse sur le terrain.  

Comme ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault aurait intérêt à rapatrier les sommes dans son ministère et à financer directement les groupes qui viennent en aide aux femmes et aux hommes touchés par la violence conjugale.

Actuellement, nos CIUSSS et CISSS sont très préoccupés par la bataille contre la pandémie.

Un enjeu pour tous

Pour réussir, la vice-première ministre aura besoin de ses collègues ministres ; ça va prendre un plan concerté. 

De plus, elle aura aussi besoin que toute la population soit derrière elle. Trop souvent, on compte sur le gouvernement pour s’occuper de tout. Mais, dans ce dossier, nous devons tous être unis.

Il n’y a pas de solutions simples à des problèmes complexes, mais si tout le monde rame dans la même direction, on va réussir.