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Cité en déontologie, un maire du Bas-Saint-Laurent défend son intégrité

Le maire de Saint-Jean-de-la-Lande, Jean-Marc Belzile, est accusé par la Commission municipale du Québec d'avoir utilisé des ressources de la Municipalité à des fins personnelles.
Capture d'écran TVA Nouvelles Le maire de Saint-Jean-de-la-Lande, Jean-Marc Belzile, est accusé par la Commission municipale du Québec d'avoir utilisé des ressources de la Municipalité à des fins personnelles.

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Accusé de divers manquements à l’éthique, le maire de Saint-Jean-de-la-Lande, dans le Bas-Saint-Laurent, se défend d’avoir utilisé de la machinerie lourde et un véhicule de la Municipalité à des fins personnelles.

Jean-Marc Belzile vient d’être cité en déontologie par la Commission municipale du Québec (CMQ), un tribunal administratif responsable du respect de l’éthique et de la déontologie par les élus dans les municipalités québécoises.  

La CMQ lui reproche d’avoir utilisé à plusieurs occasions des ressources de la Municipalité – comme une rétrocaveuse et un tamiseur ainsi qu’une camionnette – à des fins personnelles en 2020.  

Le maire de Saint-Jean-de-la-Lande, Jean-Marc Belzile (à droite), discute avec l’ex-député Jean D’Amour lors de l’inauguration du nouveau Chemin Bellerive en 2016.
Photo tirée de la page Facebook de la Municipalité de Saint-Jean-de-la-Lande
Le maire de Saint-Jean-de-la-Lande, Jean-Marc Belzile (à droite), discute avec l’ex-député Jean D’Amour lors de l’inauguration du nouveau Chemin Bellerive en 2016.

Le maire de ce village du Témiscouata, qui compte moins de 250 âmes, aurait également réclamé le remboursement de dépenses qui étaient déjà couvertes par son allocation de dépenses, peut-on lire dans la citation. 

Le maire nie tout

Joint par Le Journal vendredi, ce dernier a toutefois nié en bloc les accusations dont il fait l’objet et entend plaider non-coupable.  

«C’est suite à une plainte d’un citoyen parce que j’aurais accompli du travail qui devait être accompli par un employé... Mon avocat va contester ça, c’est sûr. Ce n’est pas à des fins personnelles du tout», s’est-il défendu au bout du fil. 

«L’usage de la camionnette, c’était dans le but d’effectuer un travail qui devait être fait par un employé municipal, tout simplement. Pour sauver des frais, au lieu de ramener le pick-up au garage municipal, ce qui impliquait plus de distance, je voyageais chez nous tout simplement», a-t-il ajouté.  

Quant au remboursement en double de dépenses, déjà couvertes par son allocation, M. Belzile a également la confiance d’être blanchi de toute accusation. «Ça, c’est une autre histoire et ça va être contesté aussi.» Aucune date d’audition n’a encore été fixée dans cette affaire.