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COVID et garde partagée: tout un effet domino

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J’écris cette chronique après avoir passé une partie de la matinée dans ma voiture, où j’ai pu expérimenter, avec l’un de mes enfants, le test COVID en mode service à l’auto.

L’appel

J’ai reçu hier l’appel redouté par tous les parents : « Venez chercher votre enfant, il est malade ». À la question « pensez-vous que c’est la COVID » ? l’infirmière m’a vivement conseillé de nous faire tester. « Avec les variants, on prendra pas de chance. » Ça fait que j’ai pas pris de chance. 

On m’a ensuite appris que je devais récupérer illico mes autres enfants, ceux dans d’autres écoles. Mon chum devait faire la même chose avec les siens. Dans combien de temps ? Tout de suite. 

On devait aussi appeler nos ex-conjoints afin qu’ils se placent eux aussi en isolement, le temps d’avoir les résultats. En tout, c’est 9 personnes qui doivent s’encabaner. 

Si on a un résultat négatif, on pourra retourner à nos vies dans 48 à 72 heures. Advenant un positif, on devra s’exclure plus longtemps.

Réaction en chaîne

Je dis « nous », mais si c’est positif, ça concernerait aussi mes collègues, les élèves des classes de nos enfants, ceux avec qui ils ont pris le transport scolaire ou ont eu des contacts récents. On parle ici d’une centaine de personnes. Cent personnes qui devront mettre leur vie sur pause pour une seule. 

Statistiquement, on a eu de la chance que ce scénario ne se soit pas déjà produit. Cinq enfants en garde partagée, ça fait beaucoup de ramifications familiales, mettons. C’était une question de temps avant qu’un écouvillon me déflore la fosse nasale et me donne l’impression d’être la vedette de Gorge profonde

Je ris, mais je ris moins quand je pense aux écoles qu’on a gardées ouvertes après Pâques alors qu’on savait ce qui s’en venait. Je sais, il faut arrêter de chercher des coupables. On a pris un risque calculé, selon François Legault. C’est un comptable, le PM, alors j’ose croire qu’il est fort en calcul... ou qu’il clenche tout le monde au domino.