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Il faut protéger nos étudiants des militants extrémistes

UQAM
Photo d'archives, Agence QMI

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Ces derniers jours, l’UQAM fut l’objet de l’attention médiatique en raison d’un litige entre l’institution et une étudiante dont les photos osées mineraient la réputation de l’Université. La somme faramineuse exigée à l’étudiante était excessive et témoignait d’une stratégie d’intimidation peu louable. En ce sens, l’administration a bien fait de trouver une entente à l’amiable pour dénouer ce conflit.

Cela dit, cette situation prête à un examen plus élargi de ce qui fait vraiment du tort à la réputation de l’UQAM. Ce qui fait qu’un étudiant hésite à s’inscrire dans cet établissement, c’est beaucoup moins ce genre d’anecdote que de réels problèmes qui entravent le bon déroulement de la vie universitaire. 

Associations radicales

Nous savons depuis longtemps que l’UQAM est gangrenée par des associations étudiantes radicales qui paralysent incessamment l’université pour faire avancer leurs mille et une causes de « justice sociale ». 

Dans les dernières années, les affrontements de ces militants fanatisés avec la police ont consolidé l’image d’une université qui rejoue sans cesse une mauvaise parodie de révolution. Des étudiants qui souhaitent simplement étudier dans un environnement paisible sont angoissés par la peur d’une prochaine casse ou d’une manifestation qui vire à l’émeute. 

À la suite de l’affaire Lieutenant-Duval, ils sont aussi en droit d’appréhender une cabale contre leur personne en raison d’un propos qui dérogerait, même minimalement, du dogme universitaire. Leurs craintes ne sont pas le fruit de la paranoïa. Elles sont au contraire fondées sur l’expérience quotidienne. 

Que fait l’UQAM ?

Face à cette réalité, la direction de l’Université ne fait à peu près rien. Les associations étudiantes extrémistes continuent de régner en maîtres et d’imposer leur loi sans que qui que ce soit ne puisse trouver à redire. 

Pire, l’établissement ne cesse de tenir un discours au diapason de cette gauche postmoderne qui cherche à déconstruire tous nos repères civilisationnels. 

L’Institution donne ainsi une image d’à-plat-ventrisme complet devant une minorité agissante qui ne mérite nullement tout le pouvoir laissé. Loin de se calmer, ces militants se radicalisent et étendent leur emprise, faute de subir des conséquences à leurs actes. 

Il convient donc de poser la question : que fait l’UQAM pour protéger sa réputation, en l’occurrence ? Pourquoi, tout à coup, la communauté étudiante fait-elle face à un silence radio ? 

Qu’on me comprenne bien : il ne s’agit pas, ici, d’interdire le droit de grève et d’en appeler au démantèlement de toute association étudiante. Plusieurs d’entre elles défendent les étudiants pour de justes causes à l’aide de moyens raisonnables. 

Cela ne nous empêche pas de constater qu’un trop grand espace de liberté accordé à des groupes radicaux finit par tuer à petit feu l’Université. L’UQAM, comme n’importe quelle école, devrait être un lieu où il fait bon vivre, où la peur de subir des actes d’intimidation n’a pas de raison d’être. Pour protéger sa réputation, l’Université doit rompre cette culture du laisser-faire face à des regroupements fanatisés qui pourrissent la vie de tout un chacun. 

UQAM
Photo courtoisie

Philippe Lorange
Étudiant en Science politique et philosophie à l’Université de Montréal
Saint-Hyacinthe

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