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Lévis: Gilles Lehouillier veut un 3e mandat pour le 3e lien

Le maire de Lévis dit avoir obtenu l’assurance que le tracé de centre-ville à centre-ville avait été choisi

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Gilles Lehouillier, 67 ans, a confirmé qu’il sollicitera un nouveau mandat à la mairie de Lévis cet automne.

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Incertain de voir le gouvernement caquiste procéder à la première pelletée de terre du tunnel Québec-Lévis au cours de ce mandat électoral, Gilles Lehouillier sollicitera un troisième mandat consécutif à la tête de la Ville de Lévis en novembre.

C’est ce que le maire de Lévis a fait savoir, hier, au Journal, lors d’une entrevue exclusive réalisée le jour où il se faisait vacciner contre la COVID-19. 

« Je vais me représenter, fort de l’appui des membres du conseil municipal et d’un bilan assez exceptionnel dont je suis particulièrement fier », a mentionné celui qui aura 68 ans en septembre. Selon lui, au moins 10 des 15 conseillers municipaux actuels de son équipe tenteront également de se faire réélire.

Patinoires et piscines

Après avoir passé divers tests médicaux pour vérifier son état de santé et après s’être assuré de l’appui de sa conjointe, M. Lehouillier dit avoir constaté que sa « passion » pour servir les citoyens de la septième plus grande ville au Québec est demeurée intacte. 

Comment le maire sortant explique-t-il d’ailleurs le fait que son parti politique contrôle totalement le conseil de Ville ? « Au niveau municipal, les gens n’aiment pas les batailles politiques. Ils s’attendent à ce qu’on soit d’abord de bons gestionnaires », a-t-il laissé tomber. 

Interrogé quant à ses futurs engagements électoraux, il a insisté sur l’importance de « démocratiser » et de « bonifier les loisirs de proximité » comme les patinoires et les piscines, surtout en ce contexte de pandémie. « Ça peut sembler banal, mais c’est ça la vie », a-t-il déclaré.

Troisième lien

À la suite de ses deux rencontres de la semaine dernière, l’une avec le ministre des Transports François Bonnardel et l’autre avec le premier ministre François Legault, M. Lehouillier s’est dit pleinement rassuré quant à la « volonté politique » et à la « sincérité » du gouvernement de réaliser le troisième lien, un projet qui lui tient à cœur. 

« Voici le message que j’ai eu du gouvernement : Si on est capable d’investir des milliards dans le REM [Réseau express métropolitain] à Montréal, on doit être capable d’investir quelques milliards $ pour améliorer et moderniser la mobilité durable dans la grande région de la capitale et de Chaudière-Appalaches, a-t-il relaté. Le premier ministre a une vision globale des choses. Je vois une belle lumière au bout du tunnel. » 

François Legault a-t-il réitéré sa promesse électorale de 2018 de débuter la construction du troisième lien d’ici octobre 2022 ?

« Ils nous ont dit qu’ils vont aller le plus vite possible, a prudemment répondu le maire. Je vais laisser le soin au gouvernement d’annoncer son échéancier, mais leur volonté de réaliser le tunnel est ferme. » 

Gilles Lehouillier a ajouté qu’il n’a pas été question des coûts du troisième lien lors des réunions du 31 mars. Par contre, le tracé de centre-ville à centre-ville lui a bel et bien été confirmé.

« Le tunnel va sortir quelque part à Monseigneur-Bourget. Ils nous ont aussi indiqué qu’il va y avoir quelque chose à la sortie Dufferin-Montmorency [du côté de Québec] », a-t-il affirmé.

Selon les derniers plans gouvernementaux connus, la sortie principale du tunnel, à Québec, serait toujours située dans le secteur de l’autoroute Laurentienne. 

M. Lehouillier a ajouté qu’aucun détail sur la forme précise que prendra le transport en commun à l’intérieur du tunnel ne lui a été exposé.