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Tournoi des Maîtres: Mickelson a appris à dompter le 12e

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Photo AFP Avec le Golden Bell dans le viseur, Phil Mickelson s’est élancé avec assurance, vendredi, à l’Augusta National.

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AUGUSTA | Phil Mickelson a maintenant joué 108 rondes officielles au Tournoi des Maîtres. S’il y en a un qui a vu le parcours changer au fil du temps, c’est bien lui. Un rare fanion n’a toutefois pas changé depuis 1965, celui du Golden Bell au 12e.

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Au cœur du mythique Amen Corner, le gaucher de 50 ans y a joué +17 en carrière si l’on compte ses deux passages cette semaine. 

Avant cette édition du Tournoi des Maîtres, « Lefty » figurait au sommet du classement quant au score moyen en carrière à l’Augusta National, à 71,32 coups. Le triple champion du veston vert devance les grands de sa discipline, dont Jack Nicklaus, Tiger Woods et Gary Player. 

Pourquoi, selon lui, cette courte normale 3 de 160 verges a-t-elle effrayé tant de grands golfeurs qui s’y sont aussi écroulés depuis 1934 ? 

« C’est la possibilité d’un large éventail de divergences dans les scores. C’est ce qui fait que ce trou est si exceptionnel, a-t-il témoigné. Nous y avons vu de bas scores, mais de très élevés aussi. De 2 à 5 coups à cet endroit, c’est un score réel. » 

Dans l’histoire, trois golfeurs ont mis le Golden Bell dans leur petite poche en y réalisant un trou d’un coup. Le dernier, à l’avoir réussi : Curtis Strange en 1988. 

Du côté opposé du spectre, cette petite normale 3 où le vilain vent tourbillonnant a causé bien des ennuis à plusieurs participants. Tom Weiskopf y a goûté en y inscrivant un 13 en 1980. Un record. 

Stratégie différente

Mickelson a expliqué que la disposition du trou, avec le vert quasi perpendiculaire au tertre, profite davantage au gaucher. « Tout dépend de la façon de le voir. Mais je crois que la dispersion des coups nous est bénéfique selon la position du fanion. Tout dépend aussi de la stratégie, si l’on est agressif ou défensif. »

Le gaucher a relaté qu’il cible à la droite du centre du vert. Si son coup manque de précision, il reste tout de même en bonne position. 

« C’est à cet endroit que je sens que je peux devenir agressif sur la suite du parcours. C’est un fanion pour les oiselets, a témoigné celui qui y a d’ailleurs vu une inspiration, vendredi.

« Plusieurs préfèrent jouer sur la défensive. Moi, c’est l’inverse. C’est le moment d’appuyer sur l’accélérateur. »

L’histoire prouve que Golden Bell figure au quatrième rang des trous les plus difficiles à Augusta.