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De l’aide pour le harcèlement en milieu culturel

La ministre Nathalie Roy octroie 250 000$ au programme L’Aparté

Conférence de presse du premier ministre du Québec, à Montréal
Photo d'archives, Ben Pelosse Nathalie Roy
Ministre de la Culture et des Communications

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La ministre de la Culture et des Communication, Nathalie Roy, vient d’annoncer aujourd’hui l’octroi d’un montant de 250 000$ au programme L’Aparté pour lutter contre le harcèlement et les violences dans le milieu culturel.  

Créé en 2018 par Juripop, en réponse au mouvement #moiaussi, le programme L’Aparté agit comme guichet unique de services juridiques auprès des artistes et des travailleurs du milieu culture, victimes de violence et de harcèlement. 

Pour ses trois premières années, le ministère de la Culture et des Communications lui avait accordé un soutien financier total de 360 000$. 

« Cette aide accordée à L’Aparté répond à une demande croissante auprès de l’organisme qui nous démontre qu’il y a malheureusement encore trop de cas d’agressions ou de harcèlement sexuels dans le milieu culturel, a déclaré la ministre Roy dans un communiqué. Le gouvernement du Québec est particulièrement sensible à cette situation et met tout en œuvre pour assurer la protection, la sécurité et la tranquillité d’esprit des artistes et des artisans culturels. » 

« Il est primordial d’offrir un milieu de travail sain et sécuritaire pour toutes et tous, en tout temps, y compris dans le milieu culturel, a indiqué Isabelle Charest, ministre responsable de la Condition féminine. Notre société ne sera pas égalitaire tant que les femmes seront encore les principales victimes de harcèlement et de violences sexuelles en milieu de travail. C’est pourquoi l’existence de programmes comme L’Aparté est tellement essentielle. Ils contribuent à mettre en place les meilleures conditions possibles pour prévenir et contrer ce phénomène. »

Sophie Gagnon, de L’Aparté
Photo Courtoisie, Xavier Legault
Sophie Gagnon, de L’Aparté

Reconnaissants 

« On est vraiment très reconnaissant de la confiance qui est placée en notre programme, a dit au Journal Sophie Gagnon, de L’Aparté. La pandémie rend ce service essentiel. On le voit, la santé mentale des gens est effritée. [...] On est soulagés parce qu’on est en pandémie et que le gouvernement a énormément dépensé pour soutenir les Québécois pendant la crise. Le milieu culturel est en très grande précarité financière. On sait que chaque sou est compté au gouvernement. » 

L’aide financière du gouvernement permettra à l’organisme d’engager plus de ressources pour fournir un meilleur service. « Depuis trois ans, on avait une avocate à temps plein là-dessus qui peinait à répondre à la demande », explique Mme Gagnon qui souhaite une pérennité de l’appui gouvernemental. « L’Aparté, ce n’est pas une ligne téléphonique. Ce sont des services-conseils, des gens que l’on accompagne pendant des semaines, des mois. »