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Dominique Ducharme se porte à la défense de Jonathan Drouin

Camp Canadiens
Photo d'Archives, Martin Chevalier Dominique Ducharme échangeant avec Jonathan Drouin lors d’une session d’entraînement en septembre 2019.

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« Il n’y a pas une personne au Québec qui souhaite plus voir Jonathan Drouin marquer que Jonathan lui-même. »

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Bien que le sujet semble devenir redondant, Dominique Ducharme n’a pas hésité, pour la deuxième fois en une semaine, à se porter à la défense de l’attaquant de 26 ans. 

Le fait que Drouin n’ait marqué que deux buts depuis le début de la saison en dérange plusieurs. C’est un peu compréhensible. Après tout, quand Marc Bergevin a fait son acquisition en juin 2015, c’était dans le but de stimuler une attaque déficiente.

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En plus de donner Mikhail Sergachev en échange, le directeur général du Canadien avait immédiatement octroyé un contrat de six ans d’une valeur de 33 M$ (5,5 M$ par saison) à sa nouvelle prise. 

Drouin devenait, du même coup, l’attaquant le mieux payé du Canadien (depuis, il a été rejoint par Josh Anderson et sera surpassé, l’an prochain, par Brendan Gallagher).

Se retrousser les manches

Qu’il occupe le dernier rang des buteurs au sein du groupe d’attaquants du CH en poste depuis le début de la saison (ex aequo avec Jake Evans) l’expose grandement au mécontentement des partisans.

« C’est vrai qu’il n’a pas récolté de points depuis quelques matchs [7 matchs], mais sa production avant la pause était à un assez bon niveau [21 points en 31 matchs]. En ajoutant à ça quelques buts qu’il aurait dû avoir, on aurait regardé ses statistiques en disant qu’il avait pratiquement un point par match », a soutenu Ducharme.

« Oui, ça ne rentre pas, oui, il n’y a pas de chiffre sur le compteur, mais ce qu’il doit s’assurer de faire, c’est de continuer de jouer de la bonne façon. Il n’y a pas un million de solutions. C’est comme dans n’importe quel domaine : quand tu veux te sortir d’une situation, tu te retrousses les manches et tu travailles. »

Même si Ducharme soutient que son protégé a beaucoup appris sur cet aspect au cours des dernières années, c’est peut-être là où se trouve davantage le problème de Drouin dernièrement. 

Sur les talons

Avant la pause forcée par la COVID, on le sentait plus impliqué. 

Même si on lui reprochait de ne pas tirer assez souvent au filet, il était plus incisif avec la rondelle en zone adverse et impliqué de manière plus efficace dans son jeu défensif.

« En ce moment, je ne joue pas mon meilleur hockey. Je m’éloigne de la rondelle et je ne suis pas où je devrais être, a reconnu Drouin. C’est à moi de faire le travail, de revenir comme au début de l’année. »

Drouin a aussi souligné qu’il jouait trop sur les talons, par crainte de faire des erreurs. Il est certain que lorsqu’on est incapable de produire offensivement, la dernière chose que l’on souhaite, c’est de faire une bourde qui nuira à l’équipe.

« C’est sûr que ça devient lourd [de ne pas marquer]. Même si tu ne veux pas y penser, c’est en arrière de ta tête. On est avec lui là-dedans comme on l’est avec tous nos joueurs quand ils passent un moment plus difficile », a insisté Ducharme. 

Un peu de renfort à la ligne bleue  

On venait à peine de terminer les entrevues avec Jonathan Drouin, Shea Weber et Dominique Ducharme. Drouin avait soutenu que du renfort, ce n’était pas ce qui était réellement nécessaire pour stopper la glissade dans laquelle le Canadien se trouve. « Marc [Bergevin] a fait du bon boulot cet été. Il en a également fait dernièrement en allant chercher Eric Staal. C’est le genre de transaction que tu veux voir. Il a amélioré l’équipe, il faut maintenant trouver une façon de sortir de cette mauvaise séquence. » Weber abondait dans le même sens, soutenant que ce groupe de joueurs avait connu du succès, qu’il « savait » que l’équipe serait capable d’en retrouver la recette.

Puis, l’annonce est tombée. Le CH a fait l’acquisition de Jon Merrill, en provenance de Détroit, en retour d’un choix de 5e tour et du jeune Hayden Verbeek.

Bon. Le défenseur gaucher de 29 ans ne viendra pas colmater la brèche créée par la blessure de Chiarot. Néanmoins, Bergevin a jugé que ses 392 matchs d’expérience dans la LNH le rendaient plus fiable que Victor Mete, dont le nom a été mis au ballottage sur le coup de midi.

Edmundson avec Petry

Repêché par les Devils au 2e tour du repêchage de 2010, Merrill avait été acquis par les Golden Knights au repêchage d’expansion. L’automne dernier, il a signé une entente d’un an avec les Red Wings pour la somme de 925 000 $. Chez les Red Wings, il était le défenseur le plus utilisé après Filip Hronek. Mais, à Montréal, il serait surprenant qu’il foule la glace pendant 19 min 41 s comme c’était le cas à Détroit.

Parlant des défenseurs, Ducharme avait choisi, pour l’entraînement de dimanche, de ramener Joel Edmundson à la gauche de Jeff Petry. Voilà qui fera le plus grand bien à l’Américain, dont le jeu a souffert depuis qu’Edmundson a remplacé Chiarot auprès de Weber. C’est maintenant Brett Kulak qui sera le partenaire du capitaine. « On a déjà joué ensemble dans le passé. Je me sens à l’aise de jouer avec n’importe qui au sein de notre brigade défensive », a lancé le capitaine.