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Refuges temporaires: fermeture redoutée de 930 lits pour sans-abri

Ces places temporaires ont été créées dans le contexte de la pandémie de COVID-19

Centre Pierre-Charbonneau
Photo Laurent Lavoie Le Centre Pierre-Charbonneau, à Montréal, offre un peu plus de 120 lits aux sans-abri.

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Des organismes d’aide aux itinérants craignent l’éventuelle fermeture des refuges temporaires, qui demeurent presque au maximum de leur capacité depuis leur création au fil de la pandémie.

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«On va être en déficit de lits d’ici juillet, c’est certain», affirme Annie Savage, directrice du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).

Pour l’heure, il y a plus de 1500 places d’hébergement d’urgence au total dans l’ensemble des refuges. Quelque 930 d’entre elles sont temporaires.

L’arrivée du beau temps préoccupe actuellement les membres du RAPSIM, qui ne savent pas si les sans-abri se tourneront vers des camps de fortune.

Le CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal cherche actuellement des solutions pour s’assurer que les itinérants aient de nouvelles options lorsque les refuges temporaires seront démantelés. 

«On a déjà commencé à regarder avec les organismes communautaires qui étaient prêts à continuer des projets», mentionne Caroline Dusablon, directrice des services généraux et des partenariats urbains.

Rareté

Trois centres temporaires gérés par le Centre d'aide et de réinsertion (CARE) Montréal et le Carrefour d'alimentation et de partage (CAP) St-Barnabé ont été mis sur pied pour l’hiver. Ils sont toujours aussi recherchés.

Lundi en fin d’après-midi, une vingtaine de lits sur environ 300 étaient disponibles.

«Les itinérants ne disparaissent pas avec la COVID», dit Michel Monette, fondateur et directeur général du CARE. Il précise que la crise sanitaire «a coupé 50% des lits dans les grands refuges. Ça a amené énormément de gens dans les rues.»

L’ultime objectif pour les intervenants est d’aider ces personnes à se trouver un toit stable, souligne Samuel Watts, président-directeur général de Mission Bon Accueil. «La solution, ce n’est pas un refuge, ce n’est pas un hôtel», dit-il.

Recrudescence

Les infections de COVID-19 chez la population itinérante sont surveillées de près par les autorités sanitaires. 

«Ça fait environ deux semaines qu’on voit une arrivée des variants parmi les cas», fait savoir la Dre Carole Morissette, médecin-conseil à la Direction régionale de santé publique de Montréal. «Ils nous préoccupent parce qu’ils sont plus transmissibles, mais aussi parce qu’ils peuvent causer une forme plus sévère de la maladie.»

Une tournée de différents milieux comme les centres d’hébergement a été faite au début de la campagne de vaccination pour inoculer les personnes vulnérables. Il est estimé que 44% des usagers de ces endroits, soit un peu plus de 1000 personnes en situation d’itinérance, ont reçu une dose.

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