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Série noire sur les routes

Une dizaine de personnes ont perdu la vie en une semaine dans la province

Série noire sur les routes

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Le retour du beau temps a malheureusement rimé avec de nombreux drames sur les routes du Québec. Au moins trois cyclistes, trois motocyclistes, deux piétons et deux automobilistes ont perdu la vie la semaine dernière en plus de nombreux blessés graves. Voici quelques explications sur le phénomène. 

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PIÉTONS

Série noire sur les routes
Photo Agence QMI, Maxime Deland

Les piétons sont aussi préoccupés par leur sécurité ces temps-ci, rapporte Daniel Lambert, porte-parole de la Coalition mobilité active Montréal.

« Il y a des trottoirs, donc la plupart des accidents ont lieu aux intersections. C’est l’endroit où les piétons sont plus vulnérables et doivent redoubler de prudence », explique-t-il en précisant que ceux-ci doivent toujours s’assurer « d’être vus ». 

CYCLISTES

Série noire sur les routes
Photo Agence QMI, Maxime Deland

Depuis la pandémie, beaucoup de nouveaux cyclistes inexpérimentés se retrouvent sur les routes, constate Daniel Lambert, porte-parole de la Coalition mobilité active Montréal. « Les gens cherchent des moyens de prendre l’air en plus de ceux qui ne veulent plus se déplacer en transport collectif », explique-t-il. À ce phénomène s’ajoutent des automobilistes agressifs, selon lui. « Tout le monde est frustré présentement, avec les confinements, et ça se ressort chez des conducteurs. C’est une recette parfaite qui ne va pas bien se terminer », dit-il.  

MOTO

Série noire sur les routes
Photo Agence QMI, Pierre Laurent

Le printemps est malheureusement la saison la plus meurtrière pour les motocyclistes, selon Yvan Sévigny, président des écoles de conduite Tecnic.

« L’euphorie des Québécois quand les beaux jours reviennent est particulière. On ne retrouve pas ça dans les pays plus chauds. Ça fait perdre la notion de sécurité », explique-t-il.

À cela s’ajoutent des routes accidentées, des nids de poule, des chaussées encore tapissées de gravier et des automobilistes qui ont perdu le réflexe de voir des motos après un rude hiver, met en garde M. Sévigny.

« Ça demande de la vigilance, de réduire sa vitesse et d’être plus prudent. Il n’y a pas de solution miracle », soutient-il. 

AUTO

D’après les plus récentes statistiques, les comportements imprudents étaient des facteurs dans pratiquement la moitié des collisions mortelles. Il s’agit d’une hausse de 13,3 % en comparaison des chiffres qui remontent à une dizaine d’années, note la Sûreté du Québec. 

Pour cette raison, tous les services de police de la province intensifieront leurs interventions jusqu’à jeudi prochain dans le cadre d’une opération nationale visant à réduire les actes du genre sur les routes.