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Une mosquée autorisée à rouvrir après l'attentat de Vienne

Une mosquée autorisée à rouvrir après l'attentat de Vienne
AFP

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L’instance représentant les musulmans en Autriche a informé les autorités qu’elle allait permettre à une salle de prière, fermée après l’attentat du 2 novembre, de rouvrir, dénonçant une décision « arbitraire ».  

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La mosquée Tewhid est « autorisée à reprendre ses activités » à Vienne, a déclaré lundi à l’AFP la porte-parole du Conseil représentatif des musulmans d’Autriche (IGGÖ) Valerie Mussa.

Dans la foulée de l’attentat qui avait fait quatre morts dans la capitale autrichienne, le gouvernement du chancelier conservateur Sebastian Kurz avait ordonné la fermeture de deux lieux de culte fréquentés par l’assaillant et ayant selon lui contribué à sa radicalisation. 

L’IGGÖ, qui gère 360 sites, avait obtempéré et procédé à la fermeture de la mosquée Tewhid « par précaution », parce que les autorités lui avaient affirmé qu’elle représentait « un danger imminent en lien direct avec l’attentat », a rappelé le Conseil dans un communiqué.

« Cependant, après un examen approfondi, le tribunal d’arbitrage interne de l’IGGÖ a déterminé que les autorités n’avaient aucune preuve à l’appui de ces allégations », a-t-il précisé. 

Toute fermeture doit être « motivée par des faits et ne peut en aucun cas être effectuée de manière arbitraire », a réagi le président de l’IGGÖ Ümit Vural. 

L’association exploitant le lieu avait déposé deux recours, contestant les faits qui lui étaient reprochés.

En mars, elle avait déjà obtenu gain de cause concernant l’un de ces recours, le tribunal de commerce ayant jugé qu’elle n’avait pas violé le droit pénal, mais mettait simplement à disposition ses locaux à des tiers pour la pratique religieuse. 

Cette seconde décision, émanant cette fois de l’IGGÖ, lui permet d’assurer à nouveau la prière.

La ministre responsable des cultes, Susanne Raab, l’a qualifiée « d’incompréhensible et d’irresponsable ».

L’auteur de l’attaque de Vienne, Kujtim Fejzulai, avait été tué par la police au moment des faits et une dizaine de complices présumés avaient été arrêtés. Un autre suspect a par ailleurs été interpellé la semaine dernière.