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Grève des débardeurs : le milieu des affaires de plus en plus inquiet

Grève des débardeurs : le milieu des affaires de plus en plus inquiet
Joël Lemay / Agence QMI

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À 24 heures du déclenchement d'une grève des heures supplémentaires des débardeurs du port de Montréal, six associations représentant le milieu des affaires montréalais ont réclamé mardi l’intervention «ferme et immédiate» du gouvernement fédéral pour assurer le maintien complet des activités portuaires. 

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«L'heure est critique. Le gouvernement doit agir rapidement. Il ne faut ménager aucun effort afin de s'assurer de ne pas pénaliser les PME qui sont déjà très ébranlées par la pandémie», a souligné Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI).

«Ce n'est pas qu'une question de relations de travail, mais un enjeu économique important en situation de crise historique. Le gouvernement canadien ne peut pas laisser la situation perdurer et doit absolument intervenir pour le bien de l'économie du Québec et du Canada», a renchéri Charles Milliard, président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ).

Les six organisations avaient lancé, le 18 mars dernier, une déclaration commune qui appelait la ministre du Travail du Canada et le gouvernement à tout mettre en œuvre pour assurer le maintien des activités au port et rassurer les entreprises. À ce jour, la déclaration a recueilli près de 450 appuis de la part de signataires œuvrant dans tous les secteurs d'activité et issus du Québec et de l'Ontario.

Détérioration des relations

Les tensions restent vives au sein de la table des négociations, alors que le port de Montréal doit composer avec une réduction de près de 30 % de ses capacités portuaires.

«Pour une rare fois de son histoire, le port de Montréal affiche une performance qui détonne face à celle de ses compétiteurs de la côte est américaine qui, à l’inverse, connaissent une croissance importante», a indiqué le président-directeur général de l'Administration portuaire de Montréal, Martin Imbleau, dans une lettre ouverte publiée mardi.

Les débardeurs ont prévu de cesser d’accomplir du travail en heures supplémentaires à compter de mercredi et de cesser de travailler les samedis et dimanches. Le syndicat a annoncé ces mesures après que l’Association des employeurs maritimes eut annoncé la suspension de certaines conditions de rémunération des débardeurs.

«La poursuite des échanges commerciaux internationaux est essentielle à l’approvisionnement en biens critiques, mais aussi au fonctionnement même de notre économie... relance ou pas. Ainsi, le port de Montréal a un double rôle : à l’import ou l’export, il est à la fois un agent économique créateur de richesse et un service public fiable assurant la sécurité des collectivités qu’il dessert. Or, ce mandat s’annonce de plus en plus difficile», a souligné M. Imbleau.

Des médiateurs provenant du gouvernement fédéral sont invités à la table des négociations mardi.

Rappelons que les débardeurs avaient tenu une grève de deux semaines, en août dernier, avant de conclure une trêve de sept mois avec l'Administration portuaire de Montréal, qui est venue à échéance à la fin mars. Les débardeurs sont sans contrat de travail depuis 2018.

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