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Hausse record du prix des maisons du grand Montréal

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Signe que le marché immobilier continue de surchauffer dans le grand Montréal, le prix des maisons a poursuivi son envolée durant les premiers mois de l'année, forçant les analystes à réviser à la hausse leurs prévisions pour 2021. 

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Le prix moyen des propriétés, tous genres confondus, a atteint 534 026 $ au cours du premier trimestre, de janvier à mars. Il s'agit d'un bond vertigineux de 19,7% en à peine un an, par rapport au premier trimestre de 2020, du jamais-vu dans la métropole, estime Royal LePage dans une analyse dévoilée mardi.

Ce faisant, le marché montréalais ressemble plus que jamais à ceux de Toronto et de Vancouver, où les prix ont battu des records au cours des dernières années.

«Les surenchères ont continué de dicter le marché au premier trimestre, entraînées par le manque criant d’inventaire qui s’amplifie et la demande persistante des acheteurs. Nous vivons présentement les répercussions du manque de logements chronique auquel le marché immobilier de la région de Toronto est confronté depuis plusieurs années», a commenté Dominic St-Pierre, vice-président et directeur général de Royal LePage Québec.

Exode

Depuis le début de la pandémie, nombre d'acheteurs ont cherché à fuir la ville pour se tourner vers la banlieue et ses maisons unifamiliales. Conséquemment, les prix médians ont particulièrement bondi pour les maisons unifamiliales de plain-pied (420 699$, +20,2 %) ou à deux étages (681 768$, +21,5%), tandis que le prix moyen des propriétés sur la Rive-Nord a augmenté de 24% en à peine un an.

Seule exception à la règle, le prix des condos au centre-ville représente l'unique segment du marché métropolitain où la hausse s'est maintenue sous le seuil des 10%.

Compte tenu de l'effervescence du marché et malgré un ralentissement de ventes, faute de propriétés à vendre, Royal LePage estime que les prix grimperont de 16% au cours de 2021 dans le grand Montréal.

Et malheur à ceux qui espéraient acheter une propriété: la surchauffe est loin d'être terminée. «Bien que nous estimons que la hausse des prix s’estompera graduellement à mesure que les règles de santé publique diminueront, ceux qui auront attendu, notamment les premiers acheteurs, pourraient être écartés du marché, car nous n’entrevoyons pas de diminution des prix à moyen terme», juge M. St-Pierre, en notant que de nombreux jeunes acheteurs sont arrivés sur le marché avec des économies galvanisées au cours de la pandémie.