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Jon Merrill, une carte de plus chez le Canadien

Jon Merrill, une carte de plus chez le Canadien
Photo d'archives, AFP

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À Detroit, Jon Merrill se retrouvait dans la chaise du deuxième défenseur avec une utilisation moyenne de 19 min 46 s Chez les Red Wings, seuls le défenseur Filip Hronek et le centre Dylan Larkin passaient plus de temps sur la surface glacée. 

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Merrill avait de grandes responsabilités sous la gouverne de Jeff Blashill, mais il devra maintenant s’adapter à une réalité différente avec sa nouvelle équipe. Il y a un peu plus de talent au sein de la brigade défensive du CH qu’avec celle des Wings. 

De sa chambre d’hôtel à Edmonton, où il fera sa quarantaine obligatoire de sept jours en attendant de retrouver ses coéquipiers pour le voyage de deux matchs contre les Oilers la semaine prochaine, Merrill n’a pas fait une grande histoire avec son futur rôle au sein du Tricolore. 

« Je n’ai pas trop regardé ça, a répondu l’Américain de 29 ans. Le temps de jeu, ce n’est pas si important. Je suis juste heureux d’être dans la LNH. Que ce soit 20 minutes ou 12 minutes, ça fait mon bonheur. 

« J’ai joué dans plusieurs situations au cours de ma carrière, a-t-il continué. Je peux jouer plus de 20 minutes, mais aussi 12 ou 13 minutes. Je peux aider en infériorité numérique et en supériorité numérique. J’ai juste hâte de jouer des matchs significatifs. Et ce sera le cas avec le Canadien. »

Acquis des Red Wings de Detroit dimanche, Jon Merrill fera sa quarantaine dans une chambre d’hôtel à Edmonton.
Photo d’archives
Acquis des Red Wings de Detroit dimanche, Jon Merrill fera sa quarantaine dans une chambre d’hôtel à Edmonton.

De la compétition

Acquis pour un choix de cinquième tour (celui des Sénateurs d’Ottawa) au repêchage de 2021, et le jeune centre Hayden Verbeek, Marc Bergevin n’a pas payé la lune pour ajouter un arrière d’expérience avec 392 duels derrière la cravate.

Il n’a pas plus gonflé les attentes deux jours après son acquisition, dimanche, en le décrivant comme un défenseur mobile qui bouge bien la rondelle et avec un bon gabarit. À Detroit, Merrill était aussi l’un des très rares joueurs avec un dossier dans les plus (+2). 

Avec le retour dans les prochains jours de Ben Chiarot et les arrivées de Merrill et d’Erik Gustafsson, il y aura congestion à la ligne bleue pour les derniers postes disponibles. Brett Kulak, Alexander Romanov, Merrill et Gustafsson se battront pour les deux dernières places puisque Shea Weber, Chiarot, Jeff Petry et Joel Edmundson formeront logiquement le top 4. 

Questionné sur la place probable de Merrill au sein de sa formation, Dominique Ducharme a refusé de s’avancer, préférant parler d’une compétition saine à l’interne. 

« Jon est à Edmonton, on attend qu’il se prépare, a répondu l’entraîneur-chef. On veut voir qui jouera bien, quelle paire jouera bien, etc. On verra à ce moment-là. Ce serait malhonnête de vouloir être trop précis, je ne fais pas de plans autant à l’avance. 

« Mais c’est important d’avoir de la compétition à toutes les positions. Ça fait sortir le meilleur de chacun. Il n’y a personne qui atteint la LNH sans être compétitif. Cette compétition à l’interne amène les joueurs à vouloir se dépasser. »

Aucune préférence

Même s’il est gaucher, Merrill a une carte importante dans son jeu, celle de se débrouiller aussi bien sur son côté naturel qu’à la droite. Avec les Golden Knights de Vegas, il avait joué principalement à gauche, mais à Detroit, il s’est retrouvé pour la majorité du temps sur le flanc droit. 

À Montréal, le défenseur né à Oklahoma, mais qui a grandi au Michigan, pourrait devenir un bon partenaire pour Romanov. 

« Je suis ouvert à l’idée de jouer avec n’importe qui, a-t-il dit. Il y a de bons défenseurs avec le Canadien, ils sont dans la LNH pour une raison. Je ne serai pas trop difficile sur mon choix de partenaire. »

Une finale... dans les gradins

Avant de parapher un contrat d’un an et 925 000 $ avec l’équipe de son enfance, les Red Wings, Merrill a porté l’uniforme des Golden Knights pour trois saisons. 

En 2018, le défenseur de 6 pi 3 po a vécu le parcours magique de cette équipe d’expansion jusqu’en finale. Mais à l’image de Tomas Tatar, il s’était contenté d’un rôle secondaire avec la formation de Gerard Gallant, participant aux huit premiers matchs d’un parcours de 20 rencontres.  

« C’était spécial, c’était pratiquement surréel. On dirait qu’on ne pouvait pas perdre. J’ai appris beaucoup sur la culture d’une équipe, sur l’importance de rester de bons amis et d’accepter son rôle. »

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