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La gauche se suicide sous nos yeux

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Valérie Plante et sa secte d’illuminés songent à désarmer une partie de la police.

Ils voulaient en débattre si sérieusement qu’ils ont demandé aux journalistes de quitter les lieux afin de créer un « espace de discussion sécuritaire ».

Richard Martineau nous apprenait que des fonctionnaires fédéraux sont obligés de suivre une formation où on leur « enseigne » que l’objectivité est un exemple de « suprématie blanche ».

  • Écoutez la chronique de Joseph Facal avec Sophie Durocher sur QUB Radio :

Pourquoi ?

Réunis en congrès, des militants du NPD voulaient sérieusement abolir l’armée et ajouter un symbole autochtone sur le drapeau canadien. 

Jagmeet Singh expliquait que ses ouailles cherchaient à se démarquer des libéraux.

Chez Québec solidaire, le « Collectif antiraciste décolonial » applaudissait aux propos du professeur Amir Attaran, pour qui le Québec est gouverné par des « suprémacistes blancs » qui se livreraient à du « lynchage médical » sur les minorités. 

Je pourrais continuer.

George Orwell écrivait : « Il y a des choses si stupides que seuls les intellectuels peuvent y croire ».

Certes, il est troublant de voir des institutions adopter subitement des pratiques qui ne recueillent pas 3 % d’appui dans la population.

Mais je ne crois pas une minute qu’une personne sensée de 40 ou 50 ans, qui n’est pas déjà convaincue, va soudainement se mettre à croire ces niaiseries.

Le vrai danger est l’effet à long terme sur les enfants qui, à l’école, pendant des années, seront soumis à ce lavage de cerveau.

Bref, la gauche devient folle, ou plutôt, c’est la frange folle qui devient dominante.

Rien d’étonnant à ce que, selon un récent sondage de la CEVIPOF, le nombre de gens qui se disent de gauche n’a jamais été aussi bas en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie.

Le phénomène balaie tout l’Occident. Chinois, Russes et islamistes sont morts de rire.

Comment cela est-il possible ? Comment des idées aussi grotesques peuvent-elles avoir le vent dans les voiles ?

Il y a bien sûr l’apathie de la majorité, le carriérisme de ceux qui trouvent un filon payant dans ces folies, l’ignorance des jeunes journalistes qui font des infopubs complaisantes à ces délires vertueux, etc.

Mais la cause fondamentale prend des allures de paradoxe : si la gauche devient folle, c’est qu’elle est victime de son succès.

Gains

Certes, la gauche passe son temps à maudire le méchant capitalisme, les méchants médias de droite, la méchante mondialisation, etc.

Mais il y a cinquante ans, cent ans, deux cents ans, la gauche luttait pour quoi ?

Pour un salaire digne, pour un toit pour tous, pour l’école pour tous, pour l’hôpital pour tous, pour le vote des femmes, pour le droit de se syndiquer, pour la protection contre le chômage, etc.

La gauche voulait la sécurité économique élargie au plus grand nombre.

Tout cela, elle l’a obtenu, même si c’est imparfait, inégal et fragile. 

Qui voudrait aujourd’hui vivre comme en 1960 ou 1860 ?

Forcément, quand on a triomphé sur l’essentiel et qu’on se cherche de nouveaux combats, il reste les toilettes transgenres, l’orthographe « inclusive » et le déboulonnage des statues.