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Les dangers d’un salaire minimum à 20$

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Pour remporter un mandat majoritaire aux prochaines élections, Justin Trudeau doit aller chercher de nouveaux électeurs.

Conscient qu’il lui sera difficile d’aller gruger des votes chez les souverainistes autant que chez les conservateurs, qui lui reprochent de dépenser sans penser, c’est vers le NPD que le PLC se tourne.

Tout le monde est pour la vertu

Ironiquement, les congrès virtuels des deux partis se tenaient en même temps en fin de semaine dernière et tous les deux ont voulu séduire la gauche en proposant des mesures de lutte à la pauvreté.

Chez les libéraux, on voudrait instaurer un revenu de base garanti à tous, tandis qu’au NPD on propose d’augmenter le salaire minimum à 20 $ l’heure.

Or, tout le monde est en faveur d’une meilleure répartition de la richesse autant que d’une diminution de la pauvreté, mais malheureusement, les deux mesures, bien que séduisantes, cachent des effets pervers importants qu’il n’est pas simple de rejeter du revers de la main.

Déshabiller Pierre pour habiller Paul

Sur le salaire minimum à 20 $ : sans parler du fait qu’il ne toucherait que les employés dans des postes de juridiction fédérale, on oublie de rappeler que la facture sera invariablement refilée aux consommateurs. Aucune entreprise ne peut subir une telle hausse de ses coûts de production sans broncher.

Gagner un meilleur salaire, c’est bien, mais payer plus cher pour vivre, c’est le serpent qui se mord la queue.

Et qu’en est-il du revenu minimum garanti ? On l’a vécu avec la PCU et la PCRE. L’effet pervers d’une telle mesure, c’est qu’en permettant à plus de gens d’avoir un niveau de vie minimal sans travailler (et on s’entend, c’est pas l’Pérou), on risque de voir la productivité diminuer.

Les entreprises peinaient déjà à recruter avant la pandémie, de grâce, ne leur rendons pas la tâche encore plus pénible.