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Sexe et idéologie en pandémie

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Ainsi donc en pandémie non seulement la COVID-19 nous menace-t-elle après plus d’un an de confinement, mais nous découvrons aussi que beaucoup de gens « crackpotisent ».

Pas seulement des personnes non instruites ou incultes. Au contraire, le mouvement woke, qui sévit en Occident, a d’abord envahi des campus nord-américains. Et d’autres élites à la remorque de cette nouvelle religion rêvent de déconstruire la civilisation blanche.

Ces idéologues, qui donnent presque aux communistes d’antan des allures de bons mononcles, ne sont plus des grenouilles de bénitier maoïstes, mais des ségrégationnistes racialisés qui s’appliquent à mettre au dépotoir de l’histoire universelle la civilisation gréco-romaine dont l’Occident se réclame. Libérons-nous au plus vite de la culture ancienne blanche, donc impure, qui a écrasé les peuples des autres couleurs.

Mâles blancs

C’est le mâle blanc qui est la cible première des tenants du wokisme. Au point où nous, les femelles blanches, nous demandons si nous sommes incluses avec les mâles ou si nous sommes plutôt cachées sous un voile symbolique.

Curieusement, les féministes woke n’expriment guère de solidarité avec leurs sœurs blanches qu’elles n’ont pas réussi à convaincre de la supériorité de leur cause.

Mais la question demeure. Quel est le modèle social que proposent les féministes woke ?

Découvrez À haute voix, une série balado sur les enjeux de la société québécoise contemporaine, par Denise Bombardier.

Elles réclament la censure et l’interdiction de nombre de mots supposément offensants. Et elles souhaitent des politiques basées exclusivement sur la race, qu’elles tentent d’imposer avec une volonté rageuse, vindicative et méprisante dans le but de déraciner l’ensemble des institutions créées par les Blancs.

À quoi ressembleraient leurs sociétés dans lesquelles on pourrait vivre sans brimades et en protégeant toujours les acquis de la démocratie, donc en conservant nos libertés ?

Star universitaire

Lors de la dernière émission de TLMEP, nous avons eu le privilège de découvrir la tatoueuse, travailleuse du sexe et étudiante de l’UQAM devenue, en pandémie, une star instantanée. L’étudiante revendique haut et fort que son corps lui appartient tout en l’exposant dénudé au regard des abonnés de son site érotico-pornographique, qui paient 20 $ par mois pour en découvrir tous ses plis et replis.

Reconnaissons à la jeune femme son sens aiguisé des affaires et un talent indéniable pour le marketing. En effet, c’est en se photographiant les seins nus avec sa toge et son diplôme à la main avec le sigle de l’UQAM bien en vue qu’elle a été poursuivie par l’institution de haut, et ajoutons, de bas savoirs. L’affaire s’est réglée avec les avocats des deux parties.

Si Hélène Boudreau – c’est son nom – a pleuré en recevant la poursuite de l’UQAM, elle a sans doute pleuré de joie en voyant le nombre de ses abonnés augmenter en flèche. Ne reculant devant rien, elle a confié qu’elle a gagné une fortune. On n’a qu’à multiplier ses 5000 fans par 20 $ mensuels pour en arriver à plus d’un million de dollars par an. Ce qui est probablement trois fois le salaire de la rectrice de l’Université.

Tout le monde semble ravi pour celle qui deviendra bachelière en arts visuels à la fin du mois. D’où il faut conclure qu’avec notre corps qui nous appartient, le diplôme universitaire est une coquetterie qui ajoute un vernis à un statut social. 

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