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Andrei Vasilevskiy est bien en selle

Andrei Vasilevskiy
Photo AFP Andrei Vasilevskiy

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Le Wild du Minnesota a donné un gros coup de main à Andrei Vasilevskiy dans sa quête du trophée Vézina en marquant sept buts contre son principal rival, Philipp Grubauer, dans une victoire de 8 à 3, mercredi dernier. 

Le gardien de l’Avalanche du Colorado a ainsi reculé du deuxième au cinquième rang dans notre classement hebdomadaire. Ses ronflantes statistiques du 5 avril de 1,83 et 0,926 se sont « dégradées » à 2,00 et 0,920. Grubauer a pris quelques jours pour digérer cette raclée, et le Suédois de 25 ans Jonas Johansson a admirablement défendu le filet de l’Avalanche avec des victoires de 2 à 0 et de 4 à 1 sur les Ducks d’Anaheim.  

De retour au boulot, lundi à Denver, Grubauer a livré une solide performance de 35 arrêts dans une victoire de 4 à 2 sur les Coyotes de l’Arizona, passant le message à Johansson et à son nouveau partenaire, Devan Dubnyk, qu’il était bel et bien le numéro un. 

Se croiser les doigts

Pour gagner le trophée Vézina, Grubauer devra désormais éviter les mauvaises soirées et espérer que Vasilevskiy connaisse quelques ratés, mais le hic, c’est que celui-ci ne trébuche pas souvent. En fait, il a alloué quatre buts à cinq reprises, mais jamais plus, et il a 13 matchs d’un but ou moins. Voilà la recette de son superbe taux d’efficacité de 0,932.  

À part la dégelée de sept buts, deux autres matchs de cinq buts risquent de couler Grubauer dans la course au Vézina.  

Le titulaire du trophée, Connor Hellebuyck, a remplacé Grubauer au deuxième rang de notre classement, mais il aura fort à faire pour déloger Vasilevskiy. Avant la défaite de 4 à 2 à Ottawa, lundi, Hellebuyck avait alloué 13 buts en neuf matchs. Il faudra le garder à l’œil. 

Le diminutif gardien des Predators de Nashville, Juuse Saros, est dans une séquence aussi impressionnante, sinon plus, que celle de Jack Camp-bell, qui a fait les manchettes avec une série record de 11 victoires d’affilée chez les Maple Leafs de Toronto. 

Avant les duels d’hier, Saros en était à 11 matchs consécurifs avec un taux d’efficacité de 0,900 ou plus, pour une fiche de 9-2-0, 0,961 et 1,26, comparé à 8-1-0, 0,923 et 2,31 dans cette période pour Campbell. 

On ne prenait pas trop Saros au sérieux il y a quelques années en raison de sa taille et de la présence de Pekka Rinne, mais il s’impose et il n’a que 25 ans. Il sera joueur autonome avec restriction l’été prochain et s’il amène les siens en séries, il devrait plus que doubler son salaire actuel de 1,5 million $. 

Les Preds ont de l’avenir devant le filet, d’autant plus que leur premier choix, le Russe de 18 ans Yaroslav Askarov a été dominant dans la KHL cette saison avec le SKA de St-Petersbourg. 

Un trophée pour Ullmark  

Il faudrait inventer un trophée pour Linus Ullmark (17e au classement) des Sabres de Buffalo. Ses auxiliaires n’ont récolté qu’une seule victoire en 16 départs, et après sa blessure, le 25 février, les Sabres ont subi 18 revers de suite. 

À son retour au jeu, le 27 mars, le Suédois a encaissé le 17e puis le 18e revers de cette séquence. Mais depuis, il a gagné quatre matchs sur cinq. Ça démontre toute son importance. Sa fiche de 9-6-3, 0,917, 2,64 est plus impressionnante qu’elle n’y paraît. Il aura le beau jeu cet été comme joueur autonome. 

Allen glisse 

Les quatre départs d’affilée de Jake Allen (31e) ne l’ont pas aidé puisqu’il a perdu neuf rangs au classement en vertu d’une fiche de 1-3-0, 0,880, 3,30.