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Avis aux acheteurs pressés : les prix de l’immobilier chuteront après la pandémie, préviennent des experts

Avis aux acheteurs pressés : les prix de l’immobilier chuteront après la pandémie, préviennent des experts
Photomontage: Alexandre Pellet

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Si vous cherchez à acheter une résidence bientôt, pensez-y deux fois : les prix actuels dans l’immobilier sont artificiels et risquent de chuter après la pandémie. Votre patience pourrait alors être très payante. 

Vous faites partie des 36% des Québécois qui prévoient acheter une maison d’ici deux ans ? Le planificateur financier Fabien Major à un conseil pour vous. 

«Je recommande fortement aux gens d’attendre avant d’acheter puisqu’il y a une seule raison pour laquelle les prix sont aussi hauts présentement, et c’est la pandémie. En plus, pour ceux qui ont l’argent, comme les marchés financiers sont dynamiques en ce moment, c’est possible de faire des gains intéressants avec notre argent», explique l’expert.

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Les facteurs qui ont fait exploser l’engouement pour l’achat d’une propriété, comme le télétravail et la baisse draconienne du nombre de propriétés à vendre, risquent de se dissiper avec le retour à la normale... et la baisse des prix va assurément suivre.

Avis au premier acheteur : votre cœur saigne parce que vous louez à fort prix ? Le conseil s’applique quand même à vous. 

«En ce moment, surtout dans les grands centres, c’est évident que même si c’est cher de louer, c’est plus avantageux qu’acheter», assure Fabien Major. 

Le planificateur financier conseille d’ailleurs d’aller soi-même faire le test sur le site de l’autorité des marchés financiers (AMF). 

Pas que dans les grands centres

La patience peut être particulièrement profitable dans certains secteurs où les prix devraient baisser au cours des deux prochaines années, prévient Charles Brant, directeur et analyste de marché de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec.

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«Acheter une propriété légèrement juste à l’extérieur du Grand Montréal et de sa couronne, ça me semble un peu risqué en ce moment, parce qu’il y a vraiment un engouement exagéré pour ce marché-là. Il va certainement y avoir des corrections de valeur prochainement qui montreront que les prix payés étaient au-dessus de la vraie valeur», soutient-il.

Ainsi, quand la vie reprendra son cours normal et que la ville retrouvera ses attraits, la demande pour les propriétés dans ces secteurs devrait baisser puisque les avantages qui ont poussé les citadins à s’y installer en pandémie seront choses du passé. 

Il explique aussi que l’enthousiasme actuel influencerait les promoteurs, qui risquent de vouloir bâtir énormément en banlieue ou dans les marchés un peu plus éloignés sous prétexte qu’il y a une forte demande. L’offre serait alors disproportionnée face à la demande, ce qui ferait chuter les prix.  

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