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La pandémie teinte les séries

Les séries de fiction ayant la cote à l’étranger sont sombres

The Pembrokeshire Murders
Photo courtoisie, World Productions/ITV Mettant en vedette l’acteur Luke Evans, la série britannique The Pembrokeshire Murders raconte la traque d’un tueur en série.

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Si vous croyiez qu’après 13 mois de pandémie, les séries hop la vie susceptibles d’égayer nos soirées télé abonderaient, vous faites erreur. 

D’après le bureau d’études The Wit, qui présente chaque année les grandes tendances télé au MipTV de Cannes, cet événement international qui rassemble des professionnels de l’industrie, les fictions mettant en scène des tueurs ou inspirées de drames réels ont – plus que jamais – la cote. La liste est composée à 70 % de séries policières.

« Notre sélection est sombre, mais il s’agit d’histoires du passé, ce qui veut peut-être dire qu’il est plus facile d’accepter des histoires noires du passé que d’accepter notre présent », a déclaré la présidente de l’agence The Wit, Virginia Mouseler, durant sa présentation donnée en ligne.

Des meurtres, encore des meurtres

Parmi les titres retenus, on signale The Pembrokeshire Murders, une minisérie britannique avec Luke Evans à propos de meurtres commis au cœur des années 1980, Clarice, un thriller du réseau américain CBS articulé autour du célèbre personnage joué par Jodie Foster dans Le silence des agneaux, et Parot, un drame espagnol qui relate la remise en liberté de dizaines de criminels après un revirement judiciaire. 

D’autres exemples de productions glauques ? La promesse, un polar français en six épisodes dans lequel des fillettes se font enlever, The Red Ripper (L’éventreur rouge), à propos d’un célèbre tueur russe ayant assassiné 50 femmes et enfants sur une période de 12 ans, et Line in the Sand, une série israélienne qui brosse le portrait d’un policier qui lutte contre un gang.

Un gros jeu de billes

Ailleurs qu’en fiction, le ton est beaucoup plus joyeux.

The Wit a sélectionné des émissions de variétés très familiales et ludiques, comme Lego Masters, dans laquelle des équipes s’affrontent pour construire le meilleur projet en (vous l’aurez deviné) blocs Lego. Un autre format des Pays-Bas s’inspire d’un passe-temps pour enfants : Marble Mania, qu’on pourrait qualifier d’énorme jeu de billes. On doit aussi parler de Holey Moley, une compétition australienne de mini-golf.

D’autres émissions marient culture générale et défis « physiques », comme The Money Shot, dans laquelle des concurrents doivent jeter une balle dans une cible de plus en plus éloignée, Bank Balance (Royaume-Uni), où l’on doit maintenir en équilibre des lingots d’or, et Lightning (Royaume-Uni), une succession de petits jeux d’adresse.

Téléréalités plus sages

Quant aux téléréalités, la cuvée 2021 semble beaucoup plus sage que celles des éditions précédentes du MipTV. Oubliez les crêpages de chignons ou encore les jeux de séduction. Cette année, on vise la bonne entente.

Parmi les titres retenus, mentionnons Eating With the Enemy (Irlande), où deux personnes aux opinions opposées tentent de trouver un terrain d’entente, et Dr Paw (Espagne), qui s’intéresse au travail d’une psychologue qui retient les services d’animaux pour aider ses patients.